Du 28 au 04 octobre 2016

affiche

D’Alain GUIRAUDIE
France – 2016 – 1h40
avec Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thiéry, Christian Bouillette, Laure Calamy, Basile Meilleurat, Sébastien Novac…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

INTERDIT AU MOINS DE 12 ANS

Alain Guiraudie ne se repose pas sur les lauriers de son Inconnu du lac. Confirmant qu’il est bien l’un des cinéastes français les plus créatifs et les plus originaux de l’époque, Guiraudie livre un film libre comme le vent. Rester vertical, son cinquième long métrage, n’a peut-être pas l’efficacité irrésistible du précédent, mais, conformément à son titre, c’est du cinéma debout : pas question pour Guiraudie de se reposer sur une recette (le thriller érotique) qui lui a réussi. Aucune concession aux normes et aux standards, qu’il s’agisse de l’histoire, de la mise en scène, des acteurs ou de la pensée. Tout bouge tout le temps, dans ce suspense existentiel sur fond de Lozère.
Léo, la trentaine bien sonnée, n’a ni domicile fixe ni travail bien défini. Double possible du réalisateur (l’acteur Damien Bonnard lui ressemble), il doit un scénario à un producteur, mais ne cesse de fuir. Après sa rencontre amoureuse avec la fille d’un éleveur de moutons sur le causse, il veut un bébé. Mais la petite cellule familiale explose vite. Léo se retrouve seul avec le nourrisson. Enfin, pas vraiment seul : dans la même campagne, trois hommes plus ou moins gays, un jeune, un mûr, un vieux, croisent régulièrement sa trajectoire en zigzag.
Hostilités, désirs, volte-face, les sentiments et les aspirations de chacun se reconfigurent à vue d’œil, comme si l’ensemble des personnages essayait la totalité des rôles, indépendamment du sexe et de l’âge. Plus que le réalisme et la psychologie, la logique des rêves, parfois des cauchemars, sous-tend les multiples rebondissements. Entre inquiétude et utopie, entre Lynch et Depardon pour ainsi dire, Guiraudie filme les ruraux et les clodos, mais aussi le cycle complet de la vie, de la naissance à la mort – la petite et la grande.
Difficulté à trouver sa place dans le monde, désarroi paysan, misère sexuelle : le cinéaste aveyronnais bricole des solutions fantaisistes, des combinaisons drôles et dingues, à la précarité assumée. La métaphore du loup, qui terrorise moutons et éleveurs sur le causse, se révèle lumineuse. Pendant la plus grande partie film, il s’agit de le tuer. Mais, finalement, mieux vaudra vaincre la peur elle-même. Alain Guiraudie, lui, n’a peur de rien.                                                                                                              (L. Guichard, Télérama)

Dossier de presse « Vertical »

Jeudi 22 septembre 20h30

PROJECTION – DEBAT

en partenariat
Les Amis du Monde Diplomatique , ATTAC et le Colisée

en présence du Jean-Pierre BOUSQUET
Ancien Directeur du service photo de l’AFP

affiche

De Dario Cerruti, Yacine Brahem
Suisse – 2016 – 1 h10
Avec Aude Bourrier, Joseph Chanet, Caroline Gasser….

« CONFUSION » est un film-choc tourné sous le manteau, qui dénonce les enjeux véritables de la diplomatie internationale dans un contexte de mondialisation et d’interdépendance économique accrue entre les États. Où le respect des droits de l’homme devient une simple variable d’ajustement. Et où tous les coups sont permis pour arriver à ses fins. Au départ, ce sont deux étudiants en école de cinéma, Yacine B. et Dario C., qui ont obtenu l’autorisation de filmer la chef de cabinet au Département genevois de la Sécurité et de l’Économie, le jour où celle-ci s’apprête à accueillir, après des mois de tractations, un ex-détenu (ouïghour) de Guantanamo. Mais rien ne se passe comme prévu, et bientôt Yacine et Dario vont prendre conscience que leur caméra est indésirable…                                                                    Les AMD

« Un document inouï qui va sceller l’avenir de tous les protagonistes de ce film non autorisé et qui, pour sa diffusion, va faire appel au discernement du spectateur, en flirtant, sans prendre de gants, entre documentaire et fiction »

Du 21 au 27 septembre 2016

affiche

De Paddy BREATHNACH
Cuba/Irlande-2016-1h40mn
avec Jorge Perugorria, Luis Alberto Garcia, Hector Medina Valdés…
Mercredi 18h15
Jeudi 18h15
(pas de séance à 21h )

Vendredi 18h15
Samedi 18h15

Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Viva était sélectionné pour représenter l’Irlande dans la course aux Oscars, et pour cause : ses réalisateurs et scénariste sont irlandais. Il n’y a pourtant pas plus cubain que ce film qui se passe à La Havane, dans des quartiers qui n’ont rien de touristique, même si les touristes aiment s’y frotter la nuit à la recherche de rencontres et d’émotions troubles. Les images tanguent entre l’univers fantasmé de la nuit et les dures réalités du jour auxquelles Jesus est constamment confronté…
Jesus a la beauté fragile, la gentillesse spontanée d’un jeune homme incertain pas tout à fait sorti de l’adolescence et depuis que sa mère est morte, il vit seul dans l’appartement de son père, ancien boxeur condamné à la prison, se débrouillant comme il peut pour survivre, aidé par les amis, la grand mère… Coiffeur de métier, il s’occupe volontiers de vieilles dames, mais aussi des perruques de Mama qui tient un cabaret où il propose des spectacles de travestis, tout en paillettes et glamour. Jesus est fasciné et rêve de se produire sur scène. Mama, qui a une grande gueule mais un cœur encore plus gros, le prend très paternellement sous son aile, acceptant qu’il se produise à l’essai un soir et Jesus révèlera vite un vrai talent pour jouer en play back et talons aiguilles les chansons de la collection de vinyles de sa mère… Mais un jour son père sort de prison, et retrouve ses pénates… les rapports entre les deux ne sont pas simples, d’autant que la personnalité de Jesus déstabilise Angel le dur à cuire. « Quand je suis en scène, je deviens fort et sincère » lui dira un jour Jesus qui a du mal à s’affirmer, s’excusant d’être ce qu’il est…
Si l’ambiance de nuit est prenante, la Havane de jour nous plonge au cœur de quartiers peu vus au cinéma et qui élargissent le propos du film bien au-delà de l’histoire de la réconciliation de Jesus avec Angel, mais aussi avec lui-même.                              UTOPIA

Pour en savoir plus !

Du 14 au 20 septembre 2016

affiches

D’Anna MUYLAERT
Brésil -2016 -1h23mn
avec Naomi Nero, Dani Nefusi, Daniel Bothelo, Matheus Nachtergaele…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Ça commence dans les pas cadencés d’une jeunesse brésilienne branchée qui explore tous les genres. Les nuits endiablées de São Paulo, la musique qui cogne, les filles et les garçons qui se dévorent des yeux, puis des lèvres… L’alcool ou les substances que l’on prend pour se sentir vibrer toujours plus haut, toujours plus fort. Soif inextinguible de liberté, d’appétit de vivre, commune à tous ceux qui rêvent de voler de leurs propres ailes. Parmi eux, Pierre, dix-sept ans, aime se vernir les ongles façon dark rock’n roller androgyne, mais il n’est pas pour autant insensible au charme féminin, surtout quand ces demoiselles le provoquent, l’air coquin. C’est que ce brunet frisé à l’air diaphane n’a rien pour leur déplaire ! On emboîte donc son pas, découvrant ses passions, son groupe de musique, sa manière d’être avec les autres et peu à peu on pénètre dans son jardin secret, où il aime à se maquiller à l’abri des regards, explorant cette part de féminité qui transpire de lui sans qu’il ait l’air de savoir trop quoi en faire.
Et tout cela est possible grâce à sa mère, Arcay, toujours aux petits soins mais jamais inquisitrice. Elle semble fermer les yeux sur ses frasques et lui accorder une confiance aveugle, aussi inconditionnelle que son amour. Et on devine qu’elle fera pareil avec sa cadette Jaqueline quand elle sera en âge de sortir à son tour. Les moments complices passés en famille sont simples, rassurants et offrent une base sécurisante pour aller de l’avant. Rien ne présage de ce qui va advenir par la suite. Ce sont d’abord des hommes en voiture qui épient Pierre, le photographient subrepticement dans la rue…
Puis un soir, Arcay tarde à rentrer… Comme ce n’est pas dans ses habitudes, voilà les deux gosses fichtrement inquiets. Quand elle arrive enfin, camouflant difficilement son embarras, elle ne parvient pas à fournir d’explications… À compter de ce moment-là, tout va se déglinguer. De convocations en convocations, les services sociaux vont expliquer à Pierre qu’Arcay n’est pas sa génitrice et qu’il a été volé à une autre famille… Une autre famille ? Et si Pierre n’en voulait pas ? C’est comme un précipice, un abîme qui engloutit son ancienne vie. Pas le temps d’en faire le deuil, voilà sa mère traitée comme une criminelle et Pierre propulsé dans le logis de ses « vrais » parents, légitimes aux yeux de tout le monde sauf de lui-même. Le pays entier, presse à l’appui, semble s’émouvoir de ces retrouvailles. Nulle part n’est laissée à un minimum d’intimité, ni à la parole des enfants : la loi du sang semble prévaloir sur toute autre considération. Le sort de la fratrie est scellé sans même qu’ils aient vraiment eu droit au chapitre.
D’un fait divers qui défraya la chronique dans son pays, la réalisatrice Anna Muylaert tire un récit universel en se plaçant du point de vue de l’adolescent. Comme dans son excellent film précédent Une seconde mère , elle interroge de manière peu conventionnelle le rapport à la filiation, à la maternité. Plutôt qu’aborder son sujet par le prisme du pathos, elle le fait par celui de la révolte qui sourd, gronde et va aller en s’amplifiant, libératrice, comme une arme jubilatoire offerte à Pierre pour lui permettre de se redresser, de se découvrir et d’affirmer enfin qui il est. Mais si jamais une larme ne coule, le film n’en est pas moins touchant, sensible. Aucun personnage n’est caricatural, surtout pas les deux « mères » si différentes mais qui pourraient tout aussi bien être le prolongement l’une de l’autre (il y a d’ailleurs un détail surprenant du casting dont on parlera quand vous aurez vu le film…).

Pour en savoir plus !

Cinéma Plein Air : 20, 23, 25 Août 2016

Pour la troisième année consécutive, en partenariat avec le réseau de lecture publique de Carcassonne Agglo, les Amis du Cinoch vous ont concocté une sélection familiale et de qualité de films qui seront diffusés en plein air dans nos beaux villages de l’Agglo

Rendez-vous donc sous les étoiles avec vos transats (et petites couvertures… les soirées d’été peuvent être fraîches). En cas de mauvais temps, pas d’inquiétudes, des solutions de repli en intérieur sont prévues.

20160206

De Christian VINCENT
France- 2012 -1h35mn
Avec Catherine Frot, Jean d’Ormesson, Arthur Dupont, Hippolyte Girardot, Jean-Marc Roulot…

  aragon

ARAGON SAMEDI 20 AOÛT  à  21 H

LES SAVEURS DU PALAIS

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l’Élysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s’impose avec son caractère bien trempé. L’authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir, les obstacles sont nombreux…
L’Humanité  « De l’exotisme, une utilisation parfaite du français, et de la vie de château, il y a tout pour saliver, d’autant que nous allons d’énoncé de recette en énoncé de recette à se damner ».

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D’Harold RAMIS
USA- 1993 -1h43mn
Avec Bill Murray, Andie MacDowell, Chris Elliott, Stephen Tobolowski…
Scénario (jubilatoire) de Danny Rubin et Harold Ramis.

montclar

MONTCLAR

MARDI 23 AOÛT  à  21 H

Phil Connors, journaliste part faire son reportage annuel à Punxsutawney où l’on fête le « Groundhog Day » : « Jour de la marmotte ». Dans l’impossibilité de rentrer chez lui à Pittsburgh se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…
Les Echos « Miracle habituel des comédies américaines, un jour sans fin, surprend, divertit, et puis, mine de rien, en dit long sur ce qui peut réunir un homme et une femme… ».

 

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De Franck CAPRA
USA- 1946- 2h10mn
Avec James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Gloria Grahame…
D’après le roman de Philip Van Doren Stern.

peyriac

PEYRIAC MINERVOIS 
JEUDI  25  AOÛT à 21 H

LA VIE EST BELLE

Le décès de son père oblige un homme à reprendre l’entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l’homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu’il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C’est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l’aider à sortir de cette mauvaise passe…
Télérama « Fable morale, sociale, humaine, effervescente, récit fantastique et mélodrame assumé, tout se fond en une composition équilibrée, colorée, inouïe, magistrale ».