MARDI 3 OCTOBRE 2017 20H30

Mis en avant

Partenariat Cinoch’/Les Amis du Monde Diplomatique/Colisée
Animé par Bernard Dauphiné

De Jonathan ATTIAS, Alexandre LUMBROISO – France – 2017 – 1h28

Des pétitions, nous en signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement nos clics une fois ces pétitions signées ?
Jonathan et Alexandre, les deux réalisateurs de ce film étaient loin de se douter qu’ils s’engageaient dans une telle aventure et dans un tel combat quand ils ont commencé ce film. Tout a débuté par un blog et une websérie que vous connaissez peut-être : Jardiniers levez-vous ! Leur but : sensibiliser les gens à la préservation des semences traditionnelles, prendre le problème à la racine et commencer par protéger les graines afin de préserver la biodiversité. Une belle idée ! Forts du succès de leurs vidéos, ils ont décidé de s’appuyer sur la petite communauté d’internautes qu’ils avaient réussi à fédérer pour lancer une pétition afin d’aller plus loin : proposer une modification de la loi et redonner de l’autonomie aux agriculteurs face aux grands semenciers.
Nous sommes nombreux à nous demander ce que deviennent les pétitions que nous signons ou que nous voyons passer sur la toile. Jonathan et Alexandre, eux, ont été au bout de l’aventure, étape après étape, pour faire entendre la voix de tous les citoyens qui ont fait la démarche de signer et de soutenir leur initiative. Leur film est une belle leçon de citoyenneté et une passionnante démonstration du fonctionnement (et des dysfonctionnements) de notre démocratie. Ces deux énergumènes pleins d’énergie repoussent toutes les barrières (et elles sont nombreuses !) mais réussissent néanmoins à prouver que tout est encore possible et que les citoyens, lorsqu’ils s’unissent, ont encore leur mot à dire ! Des Clics de Conscience est une aventure émouvante mais aussi un documentaire pédagogique sur la place du citoyen dans notre démocratie.
Ce film est une immersion dans la quête joyeuse mais sérieuse de deux protagonistes dont la simple pétition #YesWeGraine, devenue amendement sur Parlement & Citoyens, est venue bousculer le Parlemen

Mercredi 27 septembre 20h30

Mis en avant

En présence du réalisateur Quentin RAVELLI – Sociologue & chargé de recherche au CNRS – Partenariat Cinoch’/ Amis du Monde Diplomatique /Colisée

Des carrières d’argile abandonnées aux crédits immobiliers impayés, les briques espagnoles incarnent le triomphe puis la faillite économique d’un pays. Usines qui ferment la moitié de l’année, ville-fantôme curieusement habitée, guerre populaire contre les expropriations orchestrées par les banques : suivre le parcours d’une marchandise – les briques – donne un visage à la crise et dessine les stratégies individuelles ou collectives qui permettent de la surmonter.
« J’avais à l’esprit le tressage d’une natte liant ces différents éléments qui ne se rencontrent pas physiquement dans la réalité : le maire qui se bat pour remplir sa ville fantôme, les gens qui s’organisent pour se battre contre les banques a n de faire annuler les dettes, et bien sûr l’industrie de la brique. D’où la forme en mosaïque du lm, le point de vue sur la crise se déplace sans cesse, ce qui per- met de comprendre différentes facettes. » Quentin Ravelli

POUR EN SAVOIR PLUS !!

LE 15 SEPTEMBRE 2017 20H45

DE HIROSHIMA A FUKUSHIMA – LE COMBAT DU Dr HIDAD
de Marc PETITJEAN –
En présence du réalisateur Marc PETITJEAN
Dans le cadre de la Rencontre (Maison des Mémoires)
« Ecriture & Images, Filmer, Dessiner la mémoire. »
&
de l’Exposition HIBAKUSHA
Dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki présentée par le
Centre Joë Bousquet et son Temps et Les Archives Nationales
Partenariat Centre Joë Bousquet et son Temps/Cinoch’/Colisée

Le désastre de Fukushima vu à travers les yeux du docteur Hida, 96 ans, survivant et témoin de la bombe atomique de Hiroshima. Après avoir soigné les irradiés pendant 60 ans, il continue de se battre pour un monde meilleur, dénonçant avec humour et provocation l’attitude des pouvoirs publics. Son association, Hidankyo, a été nominée pour le Prix Nobel de la Paix.

“De Hiroshima à Fukushima” montre comment les autorités japonaises essayent de minimiser l’impact réel des radiations sur la population pour ne pas avoir à indemniser les victimes et à payer leurs soins médicaux. “L’histoire semble se répéter depuis le bombardement atomique de 1945” dit me docteur Hida.

LIVRE DISPONIBLE AUX LIBRAIRIES Mots & Compagnie Librairie Majuscule Breithaupt

 

 

Expo HIBAKUSHA Dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki 

 

Mercredi 31 mai « A voix Haute »

Mis en avant

Partenariat Les Amis du Monde Diplomatique, Cinoch’, Colisée

En présence de Stéphanie Clerc Conan, sociolinguiste

PRIX ETUDIANTS -VALENCIENNE 2017

De Stéphane DE FREITAS et Ladj LY
Documentaire
France – 2016 – 1h39

Ça vous captive, ça vous remue les tripes. Des voix, des phrases, des mots et une poignée de jeunots qui découvrent la puissance du verbe. « La parole c’est une arme, c’est quelque chose qui me permet de me défendre. » dit un garçon.. Ça se passe dans le 93. Le Neuf Trois selon la novlangue. Il y a quelque années, Stéphane de Freitas,  lui-même d’origine portugaise installée dans cette banlieue dont il aime la diversité, découvre en déboulant dans les beaux quartiers de l’Ouest parisien qu’il va lui falloir apprendre à s’exprimer pour qu’on l’accepte et qu’on l’écoute… De son expérience née la coopérative Indigo, à l’origine du concours « Eloquentia » qui rassemble des jeunes de Seine-Saint-Denis,  de tous milieux, étudiants ou non. Chaque année une centaine de candidats se lancent dans l’aventure avec l’aide d’une poignée de professionnels, slameurs, avocats, théâtreux…Stéphane De Freitas s’empare d’une caméra pour témoigner de cette fabuleuse aventure qui continue désormais sans lui. Son film suit la promotion de 2015 de la préparation jusqu’au concours…
Difficile  de se lancer ! Oser ses premières phrases, s’ouvrir aux autres, faire surgir du fond de soi une sincérité qui semble impudique, passer outre la crainte du ridicule… Les débuts sont timides et les exercices maladroits. Puis, chacun se laisse apprivoiser, la peur s’estompe, le spectacle de la fragilité de ses alter ego aide à l’indulgence vis-à-vis de ses propres faiblesses et peu à peu la parole se libère. On s’interpelle, on argumente, on plaide… Tous prennent de l’assurance,, le plaisir de jouer avec les mots s’installe et de notre côté de l’écran, on jubile. Au bout du chemin, un des participants sera couronné « Meilleur orateur du 93 », mais tous seront sortis de ce qu’ils croyaient être leurs limites, apprenant à connaître les autres en commençant par mieux se connaître eux-mêmes…
On les suit dans leur vie et on mesure les efforts pour surmonter les handicaps les plus divers : Eddy, ce garçon qui se tape à pied deux fois par jour  les 10km qui séparent sa maison de la gare où il prend le train qui l’emmène à la fac ; Elhadj, qui vit dans la rue et continue néanmoins à préparer une maîtrise de sociologie et qui se sert de la parole pour témoigner de ce qu’il a vécu… À Leïla, jeune syrienne qui porte le voile et milite dans un collectif féministe… On constate – ou on découvre si on n’en avait pas idée – que, loin des clichés réducteurs, la banlieue est multiple…
Plus le film avance et plus ont prend goût et plaisir aux mots chargés du sens de toutes ces vies qui s’en emparent dans un processus d’émancipation excitant en diable : rap, slam, poésie, joutes verbales, jeux de rôle… tous les moyens sont bons pour apprendre à structurer sa pensée, dompter ses gestes, gérer son stress et ne plus avoir peur d’affronter les autres, d’affronter sa propre vie. Quelle émotion !

DOSSIER DE PRESSE

Jeudi 20 avril à 20H30
« Ils ne savaient pas
que c’était une guerre »

Mis en avant

Partenariat Cinoch’, Amis du Monde Diplomatique, Colisée

En présence d’Alain RUSCIO, historien du colonialisme

Ils sont quinze et avaient alors – entre 1954 et 1962 – à peine plus de 19 ans et habitaient à Bourg-Argental, dans la Loire. Ils font partie de la centaine de jeunes de ce village qui ont été appelés au titre du service militaire obligatoire pour intervenir dans un conflit qui portait à cette époque le nom d’ »événements d’Algérie ».
La plupart ne connaissait rien de ce pays, ni des enjeux de ce combat. Ils sont passés d’un « bled » au « bled », sans formation militaire adaptée. Ils sont revenus marqués à vieparce qu’ilss ont vu et vécu, sans aucune attention spéciale de la part des pouvoirs politiques de l’époque. Depuis, beaucoup ont gardé le silence, même auprès de leur proche.
Les associations Les Amis de Bourg-Argental et Electron Libre Compagnie ont proposé à ces 15 anciens appelés de témoigner de la façon dont ils ont vécu cet épisode dramatique de leur jeunesse. De ces témoignages est né ce documentaire