Du 25 Nov. au 1er Décembre 2015

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着重号  CAP SUR LA CHINE 着重号

(Et ses voisins asiatiques)

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Mercredi 25/11 à 18h15 – Jeudi 26/11 à 18h15 – Lundi 30/11 à 18h15

De Hong Sang
Corée du Sud 2014 1h06
avec Ryo Kase,Moon Sor, Séo Youghwa, Kim Euisun
Mercredi 25/11 à 18h15
Jeudi 26/11 à 18h15
Lundi 30/11 à 18h15

Mori, un jeune japonais, se rend à Séoul afin de retrouver la femme qu’il aime. Mais celle-ci est absente. Attendant son retour, il s’installe dans dans une chambre d’hôtes et y fait différentes rencontres…

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Écrit et réalisé par Rithy PANH
documentaire Cambodge / France 2013 1h32mn VOSTF
Commentaire écrit par Christophe Bataille, dit par Randal Douc
Prix «Un certain regard» Cannes
 2013.

Mercredi 25/11 à 18h15
Vendredi 27/11 à 18h15
Samedi 28/11 à 18h15

Depuis un quart de siècle, Rithy Panh compose ainsi une œuvre documentaire de première importance sur l’histoire du Cambodge de la période 1975-1979, durant laquelle la folle entreprise purificatrice des Khmers rouges décima un cinquième de la population. A cinquante ans, il a le souci d’y mêler sa propre histoire. Celle d’un enfant ayant subi la destruction de sa famille, la cruauté des camps de travail et d’un régime qui voulait faire de chaque citoyen un combattant de la révolution ou un engrais pour les rizières.

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De Fabianny Deschamps Français/chinois 2015 1h33
Avec Eve Bitoun, Yilin Yang, Dimitri Sani

Lundi 30 novembre 2015 à 21h00

AVANT PREMIÈRE

Partenariat

Amis du Monde diplomatique/Cinoch’/Colisée

Séance unique suivie d’un débat avec Martine Bulard

 spécialiste de la chine au AMD

C’est le mois d’août en Chine du sud, la fête des morts et des esprits. Li Yu, une jeune ouvrière du Guangdong, s’apprête à entreprendre le voyage de sa vie pour suivre l’homme qu’elle aime en passant clandestinement à Hong Kong. De l’autre côté de la frontière, Eve, une française, vient conquérir le marché chinois avec un nouveau procédé funéraire. Entre ces deux mondes, il y a un no man’s land que l’on appelle les « Nouveaux Territoires ». Et tout autour, des dizaines d’hommes et de femmes qui ne cessent de disparaître mystérieusement, sans que jamais on ne retrouve leur trace…

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De Hou HouHsiao-Hsien
Taïwan  2016 1h50
avec Shu Qi ChangChen, Yun Zhou
Prix de la mise en scène Festival de Cannes 2015

Mardi 1er décembre 2015 à 21h00

AVANT PREMIÈRE

Séance unique

Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d’éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l’Empereur  a tenté de reprendre le contrôle en s’organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji’an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec  « l’ordre des Assassins »

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du 18 au 24 novembre 2015

adama

Simon ROUBY
Film d’animation France 2015 1h22mn
Scénario de Julien Lilti et Simon Rouby
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

C’est un pari magnifique, presque insensé dans le monde souvent formaté du film d’animation. Le pari d’un conte initiatique qui s’enracine dans l’une des pages d’histoire les plus dramatiques du monde occidental moderne, mais à hauteur d’enfant. Le pari d’un récit au fil d’un extraordinaire voyage qui va des grands plateaux africains aux tranchées de Verdun. Le pari d’une animation aux mille et un visages, qui a su prendre le meilleur des techniques anciennes ou dernier cri sans perdre ni son âme ni sa générosité. Mais surtout le pari de miser sur l’intelligence, la curiosité, l’ouverture au monde et aux autres des jeunes spectateurs. C’est dire si nous recommandons plus que chaudement la vision en famille d’Adama qui parvient, avec poésie, force et beauté, à brasser des sujets complexes sans jamais être pesant ou donneur de leçons, et en gardant à l’esprit la dimension divertissante indispensable aux jeunes spectateurs.
C’est bien sûr de la guerre 14-18 qu’il s’agit, mais aussi et surtout de fraternité entre les peuples, en dépit des différences de culture ou de tradition… C’est donc l’histoire d’Adama, jeune gamin d’une douzaine d’année, qui vit dans un village isolé d’Afrique de l’Ouest. Au-delà des falaises, loin de l’univers serein régi par les traditions ancestrales, s’agite le Monde des Souffles. Là où règnent les Nassaras, les étrangers, les blancs – et, pourrait-on ajouter, les colons.
Une nuit, Samba, son frère aîné, disparaît. Il a décidé de partir rejoindre les troupes de l’armée française pour combattre un ennemi dont il ne connaît rien, dans un pays qui lui est totalement étranger. Adama, bravant l’interdit des anciens, décide alors de partir à sa recherche. Il entame, avec la détermination sans faille d’un enfant devenant homme, une quête qui va le mener au-delà des mers, au Nord, jusqu’aux lignes de front du conflit, dans un pays glacé et déjà défiguré par les combats. Nous sommes en 1916…
Le film est une invitation à partager une histoire commune à l’Europe et à l’Afrique. Il est dans sa forme même une expression artistique métissée. Adama n’est pas français, européen ou africain, il n’a d’autre nationalité que son identité artistique hybride, composée des influences graphiques et musicales de l’Afrique, de l’Europe, des Caraïbes, de l’Amérique… En ces temps de repli, de rejet, de confrontation parfois brutale entre les hommes, Adama saisit au vol l’épisode tragique d’une fraternité passée pour peut-être tenter de construire au travers du cinéma celle de demain.                                     UTOPIA

Le dossier de presse du film « ADAMA »

 

 

Mardi 17 novembre 2015 à 20h30

« De Grèce et d’Espagne, un vent du sud souffle sur l’Europe contre la résignation. »

Partenariat

Amis du Monde diplomatique/Cinoch’/Colisée

Séance unique suivie d’une rencontre avec le réalisateur

Yannis YOULOUNTAS 

                 « De Grèce et d’Espagne, un vent du sud souffle sur l’Europe contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : je lutte donc je suis (agonizomai ara iparko en grec et lucho luego existo en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.»

Écrivain et cinéaste franco-grec, formateur en philosophie et critique de la fabrique médiatique de l’opinion, Yannis Youlountas a photographié et analysé l’ensemble des événements en Grèce depuis les premières émeutes de décembre 2008 pour Siné-Hebdo puis Siné-Mensuel et d’autres médias alternatifs. Il est également l’auteur de deux livres sur le rapport de force dans la fabrique de l’opinion : Derrière les mots (satirique) et Paroles de murs athéniens (textes et photos) ainsi que de Exarcheia la noire (textes et photos avec Maud Youlountas) sur le cœur de la résistance et des alternatives à Athènes, publiés aux Éditions Libertaires. Dans Je lutte donc je suis, c’est avec poésie qu’il délaisse l’analyse chiffrée pour un voyage émouvant fait de rencontres et de chansons au cœur de la résistance et des alternatives qui se renforcent de jour en jour.

Son film précédent, Ne vivons plus comme des esclaves en 2013, a été traduit dans 15 langues et a commencé à porter la parole du mouvement social grec sur tous les continents.                                                                                                                  UTOPIA

 

 

du 11 au 16 novembre 2015

affiche les deux amis

De Louis GARREL
France 2015 1h40mn
avec Golshifteh Farahani,
Vincent Macaigne,
Louis Garrel,
Mahaut Adam,
Pierre Maillet…
Scénario de Louis Garrel et Christophe Honoré

Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Pour son premier long-métrage, Louis Garrel s’est rappelé qu’à l’âge de quinze ans il avait joué une scène des Caprices de Marianne. Marqué par cette pièce de Musset, il en a ici repris l’argument : l’histoire d’un homme qui, plongé dans une situation amoureuse compliquée, demande de l’aide à un ami. Jusqu’à ce que ce dernier se retrouve pris au piège, à la fois de ses propres sentiments et des sentiments de la femme aimée. Doublement aimée.
Co-écrit avec Christophe Honoré, Les Deux amis met aux prises trois personnages, plus ou moins déclassés : Mona (Golshifteh Farahani), vendeuse dans une sandwicherie de la gare du Nord, dont les deux soupirants mettront une bonne partie du film à percer le mystère ; Clément (Vincent Macaigne) – c’est lui qui demande de l’aide –, un personnage fantasque et paumé qui vit de figurations au cinéma ; et enfin Abel (Louis Garrel), l’ami, qui se la joue écrivain en panne d’écriture et beau ténébreux donneur de leçons.
Comme chez Musset, le spectateur se trouve placé dans la situation de celui qui sait. Dès le début, il découvre le secret dont ne veut à aucun prix parler Mona : elle doit, chaque soir, retourner en prison pour y passer la nuit. Sa vie est minutée. Sous aucun prétexte, elle ne doit rater le train du retour, en fin d’après-midi…
Les références à Musset et à La Fontaine (Les Deux amis est le titre d’une de ses fables) ne transforment nullement Les Deux amis en objet culturel guindé ou en film littéraire. C’est vers une forme joyeusement lyrique, contemporaine et parfois franchement foutraque que s’oriente Garrel dès les premières scènes, en alliant vitesse, humour et tendresse. « La beauté, ça complique tout » entend-on dans le film. C’est aussi quand les choses deviennent compliquées qu’elles sont belles semblent penser Garrel qui multiplie péripéties et rebondissements sentimentaux en seulement trois jours et trois nuits autour de trois personnages qui n’ont que leurs sentiments pour être heureux (un peu) et (beaucoup) souffrir.
Il y a surtout dans Les Deux amis une justesse de chaque instant que l’on retrouve aussi bien dans les situations que dans le jeu, admirable, des trois comédiens principaux. Golshifteh Farahani, sublime, n’a jamais été aussi bien filmée et dirigée. Pour une fois on ne contemple pas que sa photogénie, mais sa (belle) personne et la subtilité de son interprétation.
En 90 minutes Louis Garrel nous offre aussi, l’air de rien, une balade poétique et buissonnière à travers nos souvenirs du cinéma français. Contre toute attente il ne convoque pas exclusivement la Nouvelle Vague et ses héritiers mais plutôt Claude Sautet – pour le triangle amoureux et les ambiances parisiennes – et certaines comédies populaires reposant sur des duos masculins antagonistes, à la fois inséparables et mal assortis. Comme si César et Rosalie marchaient à l’ombre…
(d’après Frank Nouchi, Le Monde, et Olivier Père, arte.tv)                                      UTOPIA

Le dossier de presse du film « Les deux amis »

du 4 au 10 novembre 2015

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de Baya KASMI
France 2015 1h40mn
avec Vimala Pons, Agnès Jaoui, Ramzy, Mehdi Djaadi, Laurent Capeluto, Claudia Tagbo, Camelia Jordana, Anémone...
Scénario de Baya Kasmi et Michel Leclerc
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Il y a cinq ans, on s’était explosé les zygomatiques devant Le Nom des gens de Michel Leclerc, comédie trépidante, dont le personnage principal Bahia Benmahmoud, incarné par la foldingo Sarah Forestier, était une jeune militante de gauche très engagée et très libérée au point de coucher systématiquement avec des hommes de droite pour leur faire virer leur cuti politique. Un film hilarant qui s’offrait même Lionel Jospin en guest star pour une apparition réjouissante d’autodérision… Pour notre bonheur, Baya Kasmi, co-scénariste duNom des gens, revient avec un personnage assez proche de celui de Bahia. Hanna, incarnée par la pétulante, drôle, sensuelle Vimala Pons (la serveuse qui enflamme Bruno Podalydès dans Comme un avion) est une jolie trentenaire pas forcément raccord ni avec l’idée qu’on peut se faire de ses origines ni avec son métier. Hanna est d’origine algérienne par son père (formidable Ramzy), « épicier social » de quartier (il se met en quatre pour satisfaire ses clients capricieux mais fauchés) mais malgré les quolibets et les sifflets, elle s’habille de manière très affriolante et vit une sexualité sans entrave.
Elle est Directrice des Ressources Humaines chez un grossiste en vins mais ne supporte pas de virer quelqu’un – elle a hérité de son père la névrose de la gentillesse – si bien qu’elle couche avec les licenciés pour les consoler ! Ce qui donne quantité de quiproquos rocambolesques, surtout quand un jeune médecin désemparé par la mort de sa mère croit reconnaître en elle un amour de lycée et qu’elle n’ose le contredire, allant jusqu’à l’accompagner jusqu’à la chambre mortuaire. Il faut dire qu’entre un père qui s’en veut à mort de ne pas avoir réussi à trouver un fruit du jacquier pour une cliente chinoise, une mère psy bénévole pour les chômeurs de la cité (Agnès Jaoui, impeccable), une grand mère arnaqueuse et adepte du chichon (géniale Anémone) et un frère de plus en plus barbu et de plus en plus obtus sur les préceptes religieux au point de vouloir repartir en Algérie… Hanna de quoi être un chouia déboussolée.
Je suis à vous tout de suite aurait pu être une simple comédie efficace avec des personnages typés et hauts en couleurs, mais Baya Kasmi va au-delà. On comprend peu à peu qu’un événement du passé a éloigné le frère et la sœur puis un autre survient, quelque peu dramatique, qui va les réunir et qui permet de faire basculer le film dans quelque chose de bien plus malin et subtil que la première demi-heure pouvait le laisser paraître. Sans stigmatisation ni angélisme, Je suis à vous tout de suite est, sur un registre volontairement comique, un des films les plus intelligents que l’on ait vus sur les questions d’identité pour cette deuxième génération d’immigrés. Comment parvient-on à se construire entre une partie de son cœur de l’autre côté de la Méditerranée et sa volonté de s’intégrer dans la société française qui vous montre des signes de rejets ?
Hanna et son frère ont des réactions opposées, mais Baya Kasmi se moque gentiment des deux avec tendresse, comme dans cette scène hilarante où les cousins algériens demandent au frère d’Hanna s’il revient d’Afghanistan vu son accoutrement. Ni le frère pourtant islamiste gratiné, ni la belle sœur voilée mais libre, intelligente et parfois guide pour son mari, ni Hannah avec tous ces excès et sa trop grande générosité sexuelle ne sont vus avec un jugement moral. Chacun a ses faiblesses, ses défauts, ses barrières mentales qui ne sont pas infranchissables et chacun fait comme il peut avec son identité, son passé et chacun finit par aller vers l’autre quand cela devient impérieux. Et c’est une belle et drôle leçon de tolérance et de vivre ensemble.                                            UTOPIA

Le dossier de presse du film « Je suis à vous tout de suite »