Du 30 Mars au 05 mars 2016

Projection suivie d’un petit documentaire de 3mn30 sur les coulisses du tournage réalisé par Languedoc Roussillon Cinéma qui a soutenu le film comme la Région L.R et le Département de l’Aude.

affiche

Léa FENHER
France- 2015- 2h24mn
avec Adèle Haenel, Marc Barbé, François Fehner, Marion Bouvarel, Inès Fehner, Lola Dueñas..
« Un des films français les plus exubérants et surtout les plus puissants vus depuis très longtemps » Transfuge
« Une réalisation bluffante, des comédiens superbes et une belle ode à la liberté. » Femme Actuelle
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h00
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Attention séance du dimanche 03/04 à 18h00

   

Léa Fenher nous avait bouleversés avec son premier film Qu’un seul tienne et les autres suivront, elle nous en offre un second dans un tout autre registre. Les Ogres ! Voilà un titre rudement bien choisi, qui colle aux personnages pantagruéliques de cette fable un brin amorale et à plusieurs vitesses. Ils croquent la vie à pleines dents, sans se retourner sur leurs ravages : à quoi bon ? Cela fait partie de la nature de ces grands insolents qui n’ont pas renié la folie de leur enfance. Baladins sur scène comme dans la vie, ils surgissent d’on ne sait où, sautant de ville en village, de scènes en plateaux, de sourires en crises – de rire, de colère comme de larmes. Ils osent tout, de la tendresse à l’hystérie, se jurant toujours de ne jamais abdiquer leur liberté. Ils bousculent le monde et s’étonnent de le voir se fâcher ! On ne sait si on doit les haïr ou les aimer, mais peut-être est-ce au fond un peu la même chose, tant l’amour et la haine peuvent être des sentiments dévorants.
Et si Léa Fenher les dépeint avec autant d’humour et si peu de complaisance, si elle ose les chatouiller et les égratigner jusqu’à la mœlle épinière, c’est qu’il coule en elle le même sang. Être une ogresse et l’assumer fait partie de ses gènes. C’est comme un exorcisme aux vertus libératoires qu’elle nous offre là. Elle semble avoir chaussé ses yeux de petite fille pour filmer avec émerveillement l’exubérance déconcertante de ces géants, ces monstres de scène, ces adultes qui peuplèrent son enfance pour le pire et le meilleur, à commencer par ses propres parents.
Elle aurait pu se contenter d’en tirer une plate autobiographie ? Mais non ! Il fallait un défi à la démesure de sa tribu sans renier l’infidélité de ses souvenirs travestis par le temps, s’en servir au contraire, comme d’une trame pour broder, repeupler, réinventer un univers, en faire cette pure fiction, cette allégorie prise dans les feux de glace du rêve et de la réalité. Nous voilà engloutis par ces grandes gueules d’artistes, émus ou énervés par leurs débordements qui questionnent nos tiédeurs, nos docilités.
Drôle de road-movie perpétuel que celui de la troupe du Davaï, théâtre itinérant où il faut, à chaque étape, se lancer dans un rituel éternellement renouvelé. Planter le chapiteau, aller appâter le chaland : faire la parade quoi qu’il arrive ! Donner le change même si le temps ou quelques-uns font grise mine. C’est comme un sacerdoce païen, grivois, libertaire. Un engagement au service d’un art populaire où l’on rend la culture à la rue. La gravité, les grands mots camouflés sous le voile de farces légères, voilà nos saltimbanques prêts refaire le monde sans trop d’illusion. C’est une vie de bohème tout à la fois exaltante et éprouvante dans laquelle François, le fondateur de la troupe, a entraîné femme, enfants, comédiens et, dans leur sillage, une ribambelle de loupiots incontrôlables, à l’instar de leurs aînés.
Une famille d’adoption qui protège mais où l’on n’échappe jamais tout à fait au regard des autres. Ici tout se sait et on rigole de tout, sinon on boit pour oublier. En tout cas on ne fait rien dans la mesure. Alors, même s’il les tait, le chagrin qui traverse le cœur de Monsieur Déloyal, sa capacité d’autodestruction, n’échappent pas à ses pairs. Et quand il va merdoyer ferme, c’est toute la tournée et l’équilibre de la compagnie qui vont en être affectés. Puis l’arrivée de la pétillante Lola, son passif avec Marion, la compagne de François, va finir par rendre la situation explosive…                                     UTOPIA

Dossier de presse du film « Les Ogres »

Du 23 mars au 29 mars 2016

affiche

De Samuel COLLARDEY
France- 2015 -1h29mn
Festival International Roche sur Yon, Prix Public.
Mostra de Venise 2015, Prix Interprétation.
Festival International Namur,Prix Meilleure Interprétation Acteur
avec Dominique Leborne, Matteo Leborne, Mailys Leborne, Patrick d’Assumçao
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15

Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Les festivals de Venise, Namur, la Roche sur Yon… ont tous primé ce film exceptionnel et on espère bien que ce n’est qu’un commencement tellement il le mérite ! Samuel Collardey nous offre un film absolument magnifique, qui n’a besoin d’aucun artifice pour vous bouleverser et sonder l’âme humaine.
Premières images saisissantes… Éléments déchaînés… Nous voilà perdus au milieu de l’océan, brinquebalés par une somptueuse tempête, écartelés entre admiration et peur au ventre face à la beauté, à la force de la nature. Dans cette première scène magistrale, tout est dit. L’excitation puissante en même temps que le sentiment de vulnérabilité qui transpercent ceux qui vivent de tels instants. Après cela, infranchissables semblent les abysses séparant le monde des terriens et celui des marins, qui cœxistent pourtant sur la même planète. Combien revenir sur le plancher des vaches, malgré toutes les attaches qu’on y a, doit paraître fade ! Quels charmes terrestres pourraient rivaliser avec les envoûtements impérieux de la mer ?
Dom ne cherche même pas à y résister. Ce beau trentenaire, forgé par des années de pêche en haute mer, n’imagine pas faire autre chose de sa vie, il s’en sait d’ailleurs complètement incapable. S’il ne parle pas de passion, il la vit au quotidien. Les vagues le bercent autant qu’elles le bousculent, le protègent. Des années d’embarquement l’ont préservé de devenir une de ces grandes personnes insipides, pour le meilleur et pour le pire. Peut-être le peu de jours qu’il passe sur terre sont-ils insuffisants pour apprendre à décoder le monde de ceux qui y restent constamment. Chaque fois que Dom revient sur l’Île d’Yeu, où il réside, il semble tanguer entre l’état d’adulte et celui de l’éternel gamin qui, vingt années auparavant, prit pour la première fois le large. Mais voilà… à trente six ans, il n’est plus le seul adolescent de la famille qu’il a essayé de fonder. Dans le petit pavillon qu’il n’a jamais le temps de retaper, l’attendent toujours impatients ses deux gosses, dont il a la garde, Matteo et Mailys. À voir leurs retrouvailles on a plus l’impression que c’est une fratrie qui se reconstitue qu’un père qui reprend son rôle en main. Elles sont certes vivifiantes, leurs taquineries, leurs batailles qui dévastent l’appartement, mais elles ne laissent que peu de place et de temps à l’écoute, à la communication dont ils auraient tous besoin. Dom se trompe lourdement en croyant sa progéniture suffisamment armée pour affronter les écueils qui se présentent à elle. Il la pense toujours sagement rangée dans les petites cases prévues à cet effet. Matteo enfilant comme les générations précédentes la panoplie de marin, Mailys se satisfaisant du rôle de fille docile. Il a beau les aimer intensément, il est aveugle aux tempêtes qui s’agitent sous leurs crânes au sortir de leur enfance houleuse. Et lorsque Dom fait défaut à Mailys dans un moment crucial pour elle, cela va être comme un véritable tsunami affectif qui laissera des traces indélébiles dans sa vie comme dans leur relation… En filigrane ? Un contexte social peu réjouissant, où la crise qui guette les pêcheurs se révèlera plus vorace que les plus féroces requins et où aucun banquier, aucun syndicat ne mouille sa chemise pour les aider à surnager…

On ne peut terminer sans préciser que, pour chacun des acteurs principaux, justes, exceptionnels, charismatiques, c’est un premier passage à l’écran. On en ressort complètement bluffé, à tel point que deux grands festivals prestigieux n’ont pas hésiter à décerner à Dominique Leborne leur grand prix d’interprétation masculine. Et ils ont eu bien raison ! C’est qu’avec une grande et humble simplicité, il a offert sa propre histoire à Samuel Collardey, qui respecte et filme ses personnages de manière admirable, magnifiant cette humanité vibrante à laquelle nous appartenons tous                      UTOPIA

Dossier de Presse du Film « Tempête »

Du 16 mars au 22 mars 2016

geant

De Dagur KARI
Islande- 2015 -1h34mn
avec Gunnar Jonsson, Ilmur Kristjansdottir, Margret Helga Johannsdottir, Sigurjon Kjartansson…
Atlas d’or -Grand prix du Jury et une mention spéciale pour l’intéprétation de Gunnar Jonsson
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

 

On connaît le refrain reggae de Gainsbourg : « La beauté cachée des laids, des laids, se voit sans délai, délai ». Ici c’est la délicatesse introvertie des gros qui se révèle au grand jour. C’est la profonde gentillesse (au sens fort du terme) des maous, des ventrus, des XXL qui nous met du baume au cœur et le sourire aux lèvres. L’Histoire du géant timide, c’est un conte moral, une chronique douce-amère à l’islandaise (pas de doute, le film est bien le cousin germain du récent et plébiscité Béliers), c’est à dire décalée, pince-sans-rire, tout en retenue et en non-dits, se méfiant comme de la peste des épanchements intempestifs, des effets de manche, des grands mots mais pas des grands bipèdes. C’est rien de dire qu’on s’attache à ce gros nounours de Fusi (c’est son prénom, c’est aussi le titre original du film, en principe il y a un accent aigu sur le u mais nos claviers tempérés ne connaissent pas les subtilités de l’alphabet du grand Nord), personnage magnifique qui, plus le film avance, gagne en complexité, en finesse, en charme. Personnage qui doit évidemment beaucoup à son interprète, l’incroyable Gunnar Jonsson. Le réalisateur Dagur Kari (dont on avait défendu naguère le tout premier film, Noi Albinoi) explique d’ailleurs que c’est en voyant l’acteur dans un petit rôle à la télévision qu’il a eu l’idée de construire un film autour de lui : « Je suis tombé sous son charme, je le trouvais génial, avec une présence absolument unique. Il a un talent fou, un jeu incroyablement naturel. »
Fusi aura bientôt quarante-cinq ans et il vit toujours chez sa maman. Une forte femme, aimante et dévouée sans aucun doute, mais qui a des idées bien arrêtées sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire, et qui a dû jouer un rôle non négligeable dans l’évolution de son grand gaillard de fiston. Renfermé, complexé, solitaire. Passionné par la reconstitution en modèles réduits de grandes batailles du passé avec tanks et petits soldats qu’il peint lui-même, avec une patience et une précision qui disent bien qu’il ne se résume pas à son physique de balourd.
Fusi travaille à l’aéroport, il transporte les bagages. Il fait bien son boulot mais doit subir les plaisanteries, toujours stupides et souvent cruelles, de ses collègues. Il les supporte stoïquement, ne se rebiffe pas, ne les dénonce pas. Fusi n’a en lui pas une once de méchanceté, pas l’ombre d’un ressentiment. C’est un grand naïf qui ne demande qu’à rendre service, à faire plaisir. C’est ainsi qu’il devient le compagnon de jeux d’une petite gamine qui vient d’emménager dans son immeuble et se sent seule. Une relation toute naturelle pour lui. Mais pas pour tout le monde. Un grand costaud comme ça avec une petite fille, c’est louche… Là encore Fusi ne s’offusque pas, se défend à peine. Il ne veut de mal à personne, pourquoi quelqu’un lui voudrait-t-il du mal ?
Le morne cours des choses va se trouver bousculé grâce à Rolf, le « fiancé » de sa mère (constater que sa mère a toujours une activité sexuelle alors qu’on en est soi-même privé : dur dur pour un fils dans la force de l’âge !), qui, pour les quarante-cinq ans de Fusi, lui offre un chapeau de cow-boy en même temps qu’un abonnement à des cours de danse country : le moyen idéal selon lui pour se faire des amies. Et de fait, après un premier réflexe de fuite, c’est là que Fusi va rencontrer Sjöfn (en Islande, c’est un prénom féminin). Et comme nous ne sommes pas dans une banale comédie romantique mais dans un film plein de finesse et de surprises, la suite des événements sera souvent drôle et infiniment touchante…                                                                                                               UTOPIA

Dossier de presse du Film « L’histoire du Géant Timide »

 

Lundi 14 mars 2016-18h15 et 21 h

PROJECTION-DEBAT

En partenariat

avec les Amis du Monde Diplomatique

et le Colisée

  EN PRÉSENCE DE FRANCOIS RUFFIN  ∇

merci patron

François RUFFIN
Documentaire France / Belgique
2015- 1h30mn
« Merci patron ! Laisse au placard les violons, le pathos, les commentaires apitoyés…C’est une bande de David joyeux et astucieux qui affronte un gang de Goliath pompeux et peureux. Tous les coups sont permis et surtout les plus drôles : ici, la lutte des classes emprunte sa chorégraphie aux récits de corsaires et à …Gaston Lagaffe. »
Serge Halimi & pierre Rimbert Directeur et rédacteur du Monde Diplomatique

  Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Pour en savoir plus sur le documentaire « Merci Patron »

 

Jeudi 10 mars 2016 à 20 h30

affiche no lang

De Ayat Najal
Documentaire – Iran- 2015 – 1h31 mn
avec SaraNajafi, Parvin Namazi, Sayed Sodeyfi, Elise Caron, Jeanne Cherhal, Emel Mathlouti
MEILLEUR DOCUMENTAIRE – FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTREAL

EN  AVANT PREMIÈRE

PROJECTION- DÉBAT

en partenariat avec le Colisée

avec la présence exceptionnelle de la productrice Anne GRANGE

Soirée soutenue par

Le Collectif 11 des droits de la Femme

et La Ligue des Droits de L’Homme Carcassonne

   

En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo

Pour tout savoir sur le documentaire « No Land’s Song »