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BUREAU DES AMIS DU CINOCH »
Angles des rues Armagnac et 4 septembre, près de l’église St Vinvent

PERMANENCES
du lundi au Vendredi de 9 à 13 heures

Du 26 avril au 2 mai 017

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De Claudia Sainte-Luce
Mexicain- 2016- 1h41
Avec Claudia Sainte-Luce, Jimmy Jean-Louis, Pablo Sigal

Festival Cinélatino  Toulouse 2017
Compétition Sélections en Festival: Toronto 2016, Busan 2016, Rome 2016

Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

À 60 ans, en raison d’une santé fragile, Toussaint doit s’installer chez sa fille Jazmin, qui vit à Mexico. D’origine haïtienne, Toussaint n’a jamais été capable de prendre racine nulle part. Il n’a pas été un père aimant et est un parfait inconnu pour Jazmin. Au gré de cette cohabitation forcée, Toussaint recompose le puzzle de son passé sous le regard tantôt sévère, tantôt bienveillant de sa fille. Il permettra à Jazmin d’aller de l’avant avec sa propre vie.

Le premier film de Claudia Sainte-Luce, Les drôles de poissons-chats sorti en 2014, était déjà autobiographique. Il racontait l’histoire d’une certaine Claudia, qui faisait la connaissance d’une femme lors de son hospitalisation pour une appendicite et trouvait ainsi une famille d’adoption.

Claudia Sainte-Luce est à la fois réalisatrice, scénariste et premier rôle de Jazmin et Toussaint. La jeune femme entretient elle-même une relation tumultueuse avec son père, qu’elle a véritablement appris à connaître lorsque celui-ci est tombé malade.

POUR EN SAVOIR PLUS !!

 

Du 19 au 25 avril 2017

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PAS  DE SÉANCE JEUDI 20 AVRIL à 21 H

D’Adrian SITARU
Roumanie 2016 1h39
Avec Tudor Aaron Istodor, Mehdi Nebbou, Nicolas Wanczychi, Diana Spatarescu, Adrian Tetieni..
Toronto Sélection 2016 – Les Arcs mention spéciale Meilleur Acteur
Mercredi 18h15
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Radu travaille comme stagiaire au sein de l’Agence France Presse à Bucarest. Ambitieux, il rêve de devenir journaliste, grand reporter. En attendant il arrondit ses fins de mois comme fixeur : il arrange les coups, il sert de traducteur, de guide et d’entremetteur local aux journalistes étrangers. Lorsque deux prostituées mineures sont rapatriées de France, il contacte l’équipe d’une célèbre émission d’investigation de la télévision française, et promet de lui obtenir le témoignage exclusif de l’une d’entre elles, maintenant sous protection d’un foyer religieux…
Le réalisateur Adrian Sitaru, membre actif de la fameuse nouvelle vague roumaine, n’est pas un inconnu : il a été remarqué en France l’année dernière avec Illégitime, un drame familial d’une maîtrise impressionnante. Il traite cette fois du dilemme entre obstination journalistique et éthique. Petit à petit, il révèle les limites d’une manipulation bien intentionnée : la scène où le héros et les deux journalistes tentent de convaincre une religieuse de les laisser interviewer la jeune prostituée déploie une remarquable dialectique, où tout le monde a ses raisons. Plus tard, c’est un choc quand la caméra révèle, enfin, le visage de cette gamine de quatorze ans qui hésite à se laisser filmer. Poussé par son perfectionnisme professionnel, Radu n’est-il pas en train d’abuser, à son tour, d’une enfant ayant perdu son innocence ? Est-il un proxénète de l’information ?
En filigrane, au fil de cette investigation qui en dit long sur la Roumanie et la vieille amitié franco-roumaine, se dessine un sujet plus universel : toutes les coercitions, y compris les plus banales, exercées par les adultes sur les enfants. Car, en tant que beau-père, Radu exige que le jeune fils de sa compagne soit le « meilleur », sans comprendre l’impact psychologique de cette pression… Le film impressionne aussi par son mélange singulier entre une interprétation spontanée, naturelle (subtil Tudor Aaron Istodor) et une mise en scène millimétrée. (Télérama)

DOSSIER DE PRESSE

Jeudi 20 avril à 20H30
« Ils ne savaient pas
que c’était une guerre »

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Partenariat Cinoch’, Amis du Monde Diplomatique, Colisée

En présence d’Alain RUSCIO, historien du colonialisme

Ils sont quinze et avaient alors – entre 1954 et 1962 – à peine plus de 19 ans et habitaient à Bourg-Argental, dans la Loire. Ils font partie de la centaine de jeunes de ce village qui ont été appelés au titre du service militaire obligatoire pour intervenir dans un conflit qui portait à cette époque le nom d’ »événements d’Algérie ».
La plupart ne connaissait rien de ce pays, ni des enjeux de ce combat. Ils sont passés d’un « bled » au « bled », sans formation militaire adaptée. Ils sont revenus marqués à vieparce qu’ilss ont vu et vécu, sans aucune attention spéciale de la part des pouvoirs politiques de l’époque. Depuis, beaucoup ont gardé le silence, même auprès de leur proche.
Les associations Les Amis de Bourg-Argental et Electron Libre Compagnie ont proposé à ces 15 anciens appelés de témoigner de la façon dont ils ont vécu cet épisode dramatique de leur jeunesse. De ces témoignages est né ce documentaire

 

 

Du 12 au 18 avril 2017

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De Kiyoshi KUROSAWA
France/Belgique – 2016 – 2h11
avec Tahar Rahim, Constance Rousseau, Olivier Gourmet, Mathieu Amalric, Karim Zidi…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Le Japonais jusqu’au bout des ongles Kyoshi Kurosawa implante son univers et ses thématiques hors normes et volontiers ésotériques dans notre France orgueilleusement cartésienne. C’est Kurosawa, le poète de l’étrange, qui gagne…
L’arrivée d’un train de banlieue dans un quartier populaire de Paris. Un jeune homme cherche son chemin. Le voilà devant une vaste demeure. Son double portail intrigue. Un homme dont on peut penser qu’il fait office de majordome lui ouvre la porte et lui demande de patienter dans l’antichambre. Jean (Tahar Rahim) s’étonne d’être le seul candidat à ce poste d’assistant d’un photographe de mode renommé (Olivier Gourmet), resté farouchement fidele au dispositif du daguerréotype qui fixe une image sur une grande plaque de cuivre.
Stéphane, le photographe, se veut pragmatique et direct. Peu lui importe les motivations artistiques de Jean et son rapport à la photographie. Il est là pour l’aider dans l’aspect pratique de son activité́, pour l’épauler dans la manipulation de cet appareil d’un autre âge. Dans un premier temps, Jean, docile et dévoué́, ne pose pas trop de questions, heureux d’avoir son salaire à la fin du mois. Puis il rencontre Marie (Constance Rousseau). Impossible d’échapper à son charme diaphane. Elle sert de modèle à son père, qui exige d’elle une immobilité́ complète pendant des séances qui durent parfois plus de deux heures… C’est le prix à payé, selon lui, pour donner de l’éternité́ à la beauté́. On apprend un peu plus tard que la mère de Marie servit également de modèle pour les expériences photographiques extrêmes de son mari. Et qu’elle s’est suicidée…
En pénétrant à pas feutrés dans le film et dans le manoir de Stéphane, on est vite frappé par la manière dont les images se concentrent sur l’usure des choses : rouille, effritement des murs, pourrissement de la végétation, aspect fané des différentes pièces… Alors même que toute l’énergie de Stéphane semble tendue vers un geste artistique obsessionnel qui pourrait sauver les êtres de la déliquescence. Peut-être leur assurer une vie malgré́ ou après la mort ?
Par la seule force des images, Kiyoshi Kurosawa met en scènes les frontières parfois (?) floues entre le réel imaginaire, le seuil inexploré́ entre la vie et la mort. On restera discret sur les fantômes qui hantent le film (comme beaucoup des œuvres précédentes de Kurosawa). Un éclat de lumière, une porte qui s’entrouvre, le murmure d’une voix.

                                                                     (Dany Habran, Journal des Grignoux) UTOPIA

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