Du 25 octobre au 31 octobre

Mis en avant

De Sherif El Bendary -Égyptien, Français Avec Ali Sobhy, Ahmed Magdy, Salwa Mohamed Ali … Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 14h00
Samedi 18h15
Dimanche 18h15
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Quand Ali rencontre Ibrahim.
Ali, d’un tempérament jovial, voue un amour inconditionnel à Nada, sa chèvre. Sa mère ne le comprend pas et décide d’envoyer Ali chez un guérisseur. Il y rencontre Ibrahim, un ingénieur du son qui souffre d’acouphènes qui parasitent son travail et sa joie de vivre. Ali, Nada et Ibrahim entreprennent un voyage thérapeutique qui les conduira d’Alexandrie au Sinaï et qui bouleversera leur vie.
Ali, la chèvre & Ibrahim est le premier long métrage de Sherif El Bendary. Son désir d’avoir réalisé ce film est à mettre en parallèle avec la question de l’état de la société égyptienne et plus particulièrement de la ville du Caire, plus que jamais oppressante après la révolution de 2011. Le metteur en scène voit ainsi Ali, la chèvre & Ibrahim comme un film qui devrait refléter le cœur battant du Caire, sa complexité.

 

Du 18 au 25 OCTOBRE 2017

Mis en avant

1 Nomination Cannes 2017

Interdit aux moins de 12 ans

De Barbet SCHROEDER – documentaire France / Birmanie 2017 1h40mn
avec la voix de Bulle Ogier …
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 14h00
Samedi 18h15
Dimanche 18h15
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Dans sa robe couleur safran, ce moine à l’air poupon, humblement assis face à la caméra, provoque d’emblée un élan d’empathie. … Si le bouddhisme, qui prône un amour sans limite envers tous les êtres, était la solution aux désordres du monde, du moins de ceux du Myanmar (ou Birmanie) ? On se laisse bercer par les paroles apaisantes qu’Ashin Wirathu prononce, son calme charismatique… …  Presque un héros non violent façon Gandhi en quelque sorte… À l’écouter… Puis une petite phrase dérape… Quelques mots mis bout-à-bout qui véhiculent une idéologie si diamétralement opposée aux mantras bienveillants … D’ailleurs le discours repart de plus belle sur les bienfaits de la bonté … C’est alors que notre bon bonze revient à la charge en accusant les Musulmans de « s’entre-dévorer comme des poissons ».
Ces dangereux adorateurs d’Allah seraient également devenus aussi véloces que des lapins dans l’art de se reproduire. C’est « la stratégie du sexe » .. Dans la bouche d’un individu lambda ce serait juste détestable, grotesque… Dans la bouche de ce religieux révéré, ça glace les sangs ! Nous voilà plongés dans la fange du racisme ordinaire. L’ennemi à abattre est désormais clairement désigné : c’est la part musulmane du peuple birman , petite minorité des Rohingyas venus jadis du Bengladesh… Ainsi attise-t-il les braises d’une colère larvée, qui ne demande qu’à s’embraser au moindre incident. Et c’est ce qui ne tardera pas à se produire, comme on le sait… D’autant que Wirathu a créé autour de lui une organisation qui vise à être aussi performante que « la CIA, le Mossad »… Viennent alors les questionnements sur ceux qui avancent à couvert derrière ces illuminés… La place des autorités dans tout cela,  du prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, …? À qui profitent ces crimes ?
C’est un film extrêmement dérangeant, faussement neutre. Barbet Schroeder nous dispense de discours moralisateurs … Un montage méthodique, où sont savamment agencées  interviews actuelles,  images d’archives,  vidéos d’amateurs, il anéantit nos repères, nous amène à analyser. … C’est une spirale vertigineuse qui nous engloutit, fascinés, paralysés. On a beau essayer de décortiquer l’incompréhensible, peut-être ne le comprendra-t-on jamais.
Le Vénérable W. vient achever brillamment ce que Barbet Schroeder appelle sa « Trilogie du mal » : le premier volet était en 1974 Général Idi Amin Dada : Autoportrait, le deuxième L’Avocat de la terreur, sur Jacques Vergès, en 2007.

POUR EN SAVOIR PLUS !!

Du 11 au 17 OCT. 2017

Mis en avant

De Behnam BEHZADI
Iran 2016 1h24
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mossafa, Ali Reza Aghakhani, Setareh Pesyani…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 14h00
Samedi 18h15
Dimanche 18h15
Lundi 14h00
Mardi 21h00

6 nominations Cannes 2016 dont Sélection officielle « un certain regard »

Un voile de pollution grise envahit Téhéran, étouffant, tout particulièrement les jours où les couches d’air frais et d’air chaud s’inversent. C’était d’ailleurs le titre original du film : Inversion, un titre peu évocateur reconnaissons-le, surtout pour qui ne connaît pas le phénomène. Une brume chaude et grise vous prend alors à la gorge, vous toussez, vous avez du mal à respirer, les fragiles ont consigne de se calfeutrer chez eux, les écoles ferment… Pourtant la vie continue. …On subit mais on accepte parce qu’on a fait sa vie là, qu’on aime sa ville et que de toute façon il n’y a pas vraiment le choix. On s’habitue à ne pas avoir le choix.
Niloofar est une belle femme, avec une famille : frères, sœurs, oncles, tantes… et vit avec sa mère qui n’en fait qu’à sa tête, refuse de respecter les consignes de prudence et sort voir les copines par tous les temps… jusqu’au jour où elle fait un malaise. À l’hôpital le toubib est formel : la pollution va la tuer si elle ne quitte pas Téhéran l’enfumée…
Après quelques conciliabules familiaux, on conclut qu’il n’est pas question pour le frère de s’éloigner de la capitale : il a son commerce ; pareil pour la sœur aînée qui a mari et enfants… Niloofar est donc désignée à l’unanimité moins une voix, la sienne : elle quittera son boulot, elle ira vivre à la campagne avec sa mère… Sauf que Niloofar a elle aussi sa vie, dont elle ne dit pas tout à sa famille…. et elle aussi aime Téhéran et elle n’en peut plus qu’on décide à sa place de ce que sera sa vie…
A Téhéran comme ailleurs, allez savoir pourquoi, ce sont souvent les filles qui s’occupent des mères vieillissantes. Les hommes ont trop à faire et puis ne savent pas : ce n’est pas dans leur culture, c’est bien connu… Niloofar n’a jamais eu le choix de rien et pourtant cette fois elle se rebelle : ras la casquette d’être la fille modèle,… ras le bol de faire des concessions ! L’affrontement va opposer les frère et sœurs… et personne ne songe à demander l’avis de la mère … A Téhéran comme ailleurs, il ne fait pas bon être femme, et être dans un état de faiblesse. Les décisions prises « pour le bien de l’intéressé » le sont pour préserver tranquillité de ceux qui décident à sa place.
La pollution :  problème récurrent à Téhéran, …Un Comité d’urgence de la pollution atmosphérique veille et prend à chaque poussée des mesures  : suspension de la circulation dans la ville, de l’activité des mines et usines, des travaux de construction. Des ambulances stationnent sur les grandes places, prêtes à intervenir… Entre mars 2015 et 2016, 5 834 personnes ont perdu la vie à Téhéran à cause de la pollution ! Cette histoire de famille, et les désirs de liberté de l’héroïne, traduit donc bien la nécessité vitale que ressentent les habitants et plus encore les habitantes de la capitale iranienne de pouvoir simplement respirer ! Au propre comme au figuré.

POUR EN SAVOIR PLUS !!

DU 4 AU 10 OCT 2017

Mis en avant

Le Colisée vous propose sa « SEMAINE HISPANIQUE » du 4 /10 au 10/10
soutenue par les Amis du Cinoch’
Voir programme définitif et horaires plaquette Colisée

El Presidente – Santiago Mitre – AVANT PREMIÈRE

La fiancée du désert – Cécilia ATAN

Une femme fantastique – Sebastián LELIO – 2017

Les filles d’avril – Michel FRANCO – 2017

La région sauvage – Amat ESCALANTE – 2017

Que dios nos perdone – Rodrigo SOROGOYEN – 2017

Été 93 – Carla SIMON PIPÓ – 2017

 

MARDI 3 OCTOBRE 2017 20H30

Mis en avant

Partenariat Cinoch’/Les Amis du Monde Diplomatique/Colisée
Animé par Bernard Dauphiné

De Jonathan ATTIAS, Alexandre LUMBROISO – France – 2017 – 1h28

Des pétitions, nous en signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement nos clics une fois ces pétitions signées ?
Jonathan et Alexandre, les deux réalisateurs de ce film étaient loin de se douter qu’ils s’engageaient dans une telle aventure et dans un tel combat quand ils ont commencé ce film. Tout a débuté par un blog et une websérie que vous connaissez peut-être : Jardiniers levez-vous ! Leur but : sensibiliser les gens à la préservation des semences traditionnelles, prendre le problème à la racine et commencer par protéger les graines afin de préserver la biodiversité. Une belle idée ! Forts du succès de leurs vidéos, ils ont décidé de s’appuyer sur la petite communauté d’internautes qu’ils avaient réussi à fédérer pour lancer une pétition afin d’aller plus loin : proposer une modification de la loi et redonner de l’autonomie aux agriculteurs face aux grands semenciers.
Nous sommes nombreux à nous demander ce que deviennent les pétitions que nous signons ou que nous voyons passer sur la toile. Jonathan et Alexandre, eux, ont été au bout de l’aventure, étape après étape, pour faire entendre la voix de tous les citoyens qui ont fait la démarche de signer et de soutenir leur initiative. Leur film est une belle leçon de citoyenneté et une passionnante démonstration du fonctionnement (et des dysfonctionnements) de notre démocratie. Ces deux énergumènes pleins d’énergie repoussent toutes les barrières (et elles sont nombreuses !) mais réussissent néanmoins à prouver que tout est encore possible et que les citoyens, lorsqu’ils s’unissent, ont encore leur mot à dire ! Des Clics de Conscience est une aventure émouvante mais aussi un documentaire pédagogique sur la place du citoyen dans notre démocratie.
Ce film est une immersion dans la quête joyeuse mais sérieuse de deux protagonistes dont la simple pétition #YesWeGraine, devenue amendement sur Parlement & Citoyens, est venue bousculer le Parlemen