Lundi 18 janvier 20 h 30

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« LETTRE D’UNE INCONNUE »

… Notre rendez-vous cinéphile pour une discussion animée autour du film culte de Max OPHÜLS, pour confronter nos regards, parler entre nous du cinéma qui nous étonne, nous surprend, nous passionne, nous réunit, nous fait vibrer!

Une séance organisée en partenariat avec l’ACCILR (Association des cinémas et circuits itinérants Art et Essai du Languedoc Roussillon)

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De Max OPHULS
USA- 1948 -1h26mn
avec Joan Fontaine, Louis Jourdan, Mady Christians, Marcel Journet… 
d’après la nouvelle de Stefan Zweig.
Lundi 18 janvier 20 h 30
« Une des preuves les plus éclatantes du pouvoir magique du cinéma (..) Le style d’Ophüls est à son apogée : des mouvements de caméra incroyables saisissent la lâcheté des hommes et la vulnérabilité des femmes. »

Ce film sublime est une des preuves les plus éclatantes du pouvoir magique du cinéma. Si l’on met en effet à plat, un par un, les différents éléments de l’intrigue, on a un mélodrame de midinette qui a bien du mal à tenir debout. Mais à l’écran, mis en scène, en mouvement, en lumière par ce cinéaste génial qu’est Max Ophüls, on a une merveilleuse, une somptueuse, une déchirante tragédie d’amour qui vous enchante et vous bouleverse jusqu’aux larmes. Je ne sais pas si la nouvelle de Stefan Zweig ici adaptée fait le même effet à son lecteur, c’est possible sinon probable, en tout cas ce deuxième film réalisé aux États Unis par Ophüls est un de ses chefs d’œuvre absolus, l’égal de sa plus grande réussite française, Madame De.
Vienne, tout début du xxsiècle. Sur le point de s’enfuir pour éviter de se battre en duel avec un mari trompé – son honneur ne lui importe pas au point de risquer de mourir pour le défendre –, Stefan Brand, un pianiste célèbre mais sur déclin, reçoit une lettre d’une certaine Liza Berndle, dont le nom ne lui évoque absolument aucun souvenir. Il commence à lire et apprend qu’il l’a rencontrée plusieurs fois au cours des années, sans la reconnaître, sans même la voir. Et pourtant… Liza lui rappelle qu’elle l’a connu alors qu’elle était sa toute jeune voisine, qu’elle s’est follement éprise de lui, qu’il l’a aimée brièvement, qu’il l’a quittée et oubliée du jour au lendemain… lui laissant un enfant dont il a toujours ignoré l’existence… Et elle de son côté l’a toujours aimé, d’un amour d’autant plus absolu qu’elle savait qu’il était sans espoir…
On ne sait pas ce qui est le plus bouleversant : cette femme (Joan Fontaine, étincelante, qui arrive à nous faire oublier ses trente ans lorsqu’elle joue l’héroïne adolescente…) qui, mourante, écrit à un bel indifférent qui aura croisé sa route sans jamais la reconnaître, ou les larmes soudaines du don Juan devant sa vie, qu’il devine perdue. Le style d’Ophüls est à son apogée : des mouvements de caméra incroyables saisissent la lâcheté des hommes et la vulnérabilité des femmes.  UTOPIA

Fiche cinéma « Lettre d’une inconnue »

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