Du 15 mars au 21 mars 2017

Primé à Cannes « Semaine de la critique »

De Vatche BOULGHOURJIAN
Liban- 2016- 1h45
avec Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabashi, Toufik Barakat, Nassim Khodr, Abidou Bacha…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Rabih, brillant percussionniste et chanteur, est invité avec sa chorale à se produire en Europe à l’occasion d’une tournée. L’occasion rêvée pour ce jeune homme de découvrir le vaste monde, loin de son Liban natal, de sortir du nid familial dans lequel il a toujours évolué, à la fois chéri et infantilisé par sa mère, à cause de son handicap. Lors des formalités pour obtenir son passeport, il découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents ! Comme un air de de Tabl, le tambour traditionnel sur lequel il agite habilement ses doigts, cette terrible révélation fait résonner l’écho entêtant de sentiments complexes. D’abord le choc. Ensuite la colère. Et puis la quête. . Car Rabih veut connaître l’origine du mensonge et par là-même la vérité de sa naissance. Pourquoi ce rempart de silence ? Pourquoi ce passé resurgit-il maintenant, à l’instant même où sa soif d’émancipation est la plus forte ? Qui est-il réellement ? Quelle est son histoire ?  Sans pouvoir obtenir de la part de sa famille de réelles réponses, il décide alors de partir sur les traces de son passé. Au delà de la quête intime, tiraillé entre la peur de ce qu’il peut découvrir et l’évidente nécessité d’affronter le réel quoi qu’il lui en coûte, son parcours va l’amener au cœur d’un pays meurtri par des années de guerres et de conflit, . On le voit, la métaphore de Tramontane, premier et remarquable long-métrage de Vatche Boulghourjian, n’est pas très difficile à déchiffrer : 40 ans après le début de la guerre civile, le Liban ne peut affronter son passé, et tous les efforts pour l’éclairer sont voués au mieux à l’indifférence, au pire à l’échec. La métaphore a ici aussi un corps et une voix, celle de Barakat Jabbour, chanteur, percussionniste, violoniste, dont les talents sont utilisés pour esquisser une autre réponse : la vérité se trouve peut-être dans des textes moins explicites que les livres d’histoire, des partitions par exemple. Cette inflexion de la réflexion historique vers l’émotion esthétique est accentuée par la sensualité des paysages libanais filmés, tout au long du périple de Rabih, avec une grâce infinie, comme le sont également les scènes musicales, sublimes et profondes, qui apportent à ce récit un souffle bien plus doux et chaud que celui de la tramontane.                                                                                                                UTOPIA

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