Du 22 au 28 mars 2017


Prix du jury étudiant – Festival International du Film d’Histoire Pessac 2016
Prix du Public – Arte Mare – Bastia 2016

SOUTIEN DE LA DLH ET DU COLLECTIF 11 DROITS DES FEMMES

De Stephan Streker – Belgique/Pakistan 2016 1h37mn
avec L. El Arabi, S. Houbani, B. Karimi, N. Kulkarni, O. Gourmet, A. de Lencquesaing, Z. Chasseriaud…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Noces… Oubliez vite les roucoulades, les romances sucrées, les valses interminables… Et dites-vous que s’il y a une pièce montée, ce n’est pas celle à laquelle vous vous attendez. L’ouverture du film annonce la couleur : un panneau rouge sang, un silence lourd comme un repas de fête difficile à digérer… Puis apparaissent sur l’écran les grands yeux noirs de Zahira, son port de tête impérial, Que pourrait-il bien lui arriver de terrible, à celle-là ?
Zahira, belgo-pakistanaise de 18 ans, mène une vie ordinaire, court à tout allure quand il s’agit de ne pas arriver en retard au lycée, se tord de rire avec son amie Aurore, glisse des sourires aimants à sa famille, rencontre secrètement son jules, danse sur les musiques effrénées des boîtes de nuit, le tout cadencé par les rituels chers à sa foi religieuse. Son grand frère Amir, son plus proche confident, l’accompagne dans ses moments de doute.
Jusqu’au jour où l’honneur vient mettre sa petite pointe de sel dans l’affaire, ce à quoi Sénèque répondrait dans son exquise toge d’ouate opaline : « L’honneur interdit des actes que la loi tolère ». Voilà, c’est dit : tout déraille. Et sans crier gare, cette Zahira libre comme l’air se retrouve face au dilemme imposé par sa famille : accepter le mariage traditionnel ou ne plus faire partie de leur communauté, tant son refus serait à l’origine d’une turpitude irrémissible. Parfois révoltée (parce que sa conscience lui dit de ne pas plier en deux sa liberté), parfois résignée (parce que l’amour profond et partagé qu’elle a pour sa famille lui assène de se plier en quatre pour elle), Zahira avance péniblement, tâtonne, teste les limites de chacun, à commencer par les siennes. Elle fuit, revient, repart. Sa grande sœur Hina finira par lui dire : « Il ne faut se révolter que si nous avons la possibilité d’agir ». Un écho désenchanté à cette phrase du Noces de Camus : « Et vivre, c’est ne pas se résigner ».

DOSSIER DE PRESSE

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