Du 5 avril au 11 avril 2017

Bande son formidable, à base de Talking Heads & Co.

De Mike MILLS
USA -2016- 1h59
Avec Annette Bening, Greta Gerwig, Elle Fanning, Billy Crudup, Lucas Jade Zumann, Thea Gill…
Mercredi 18h15
Jeudi 21h00
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Ce beau film pourrait être une strophe apocryphe, féminine et californienne, ajoutée au célèbre poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme, mon fils. Une strophe qui raconterait la nécessité de s’ouvrir au monde en général et aux personnes du sexe opposé en particulier, qui inciterait à le faire en restant généreux, tendre et toujours à l’écoute, une strophe comme un appel au libre arbitre, à l’insouciance, à l’intelligence de l’âme autant qu’à celle du cœur. Cette strophe, ce serait Dorothea qui la murmurerait, pensive, clope au bec, sur un air de Billie Holliday, au volant de sa vieille bagnole, en pensant à Jamie, son fils unique.
1979. Dorothea Field a déjà 50 ans. L’époque n’est plus tout à fait la marmite bouillonnante des années contestataires, mais celles des les années 80 de l’ère Reagan. Jamie n’est plus un enfant. Les années ont filé et elle n’a rien vu venir : C’est est un ado d’une autre époque que la sienne et le lien, tellement fort, qui les unissait est en train de se distendre, on appelle ça grandir. Toute maman poule qu’elle est un peu, sous ses allures de féministe libre et indépendante, Dorothea est taraudée par une question : comment aider cet ado un peu renfermé à devenir une belle personne ?
Abbie, Julie et William, colocataires avec lesquels Dorothea partage sa grande et belle demeure, sont les alliés idéaux pour ce projet, qu’elle doit mener à bien avant qu’il ne soit tard.
Abbie : photographe un peu tourmentée mais résolument pleine de vie alors même que son corps joue une interminable partie d’échecs avec une saloperie.
Julie : jeune fille aussi effrontée que perdue qui joue à cache-cache avec son mal être dans des liaisons sans saveur mais revient toujours se glisser en toute innocence sous les draps de Jamie, son meilleur ami.
William : gaillard aux mains rugueuses mais délicates qui aiment modeler la glaise, rafistoler les moteurs des vielles caisses et caresser les seins des femmes.

Une équipe enseignante imparfaite, insoumise et terriblement humaine, avec ses cassures, ses singularités. Une équipe qui va donner à Jamie du grain à moudre, des œuvres emblématiques à lire ou simplement quelques expériences à partager.
D’une grâce ensoleillée et mélancolique à la fois, portée par la sublime Annette Bening dont chaque ride aux coins des yeux raconte mieux que des mots les milles et un épisodes de la vie de son personnage, 20th century women est une chronique généreuse qui raconte avec tendresse le temps qui passe sur les êtres et les époques, pour le meilleur et le pire, préférant toujours ne garder que le meilleur. Car ce portrait tendre d’une mère inoubliable, drôle, pétillante, envahissante… est un hymne à la vie, à la jeunesse et à l’amour sous toutes ses coutures.

POUR EN SAVOIR PLUS !!

Ce contenu a été publié dans Film de la semaine. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.