Du 19 au 25 avril 2017

 

PAS  DE SÉANCE JEUDI 20 AVRIL à 21 H

D’Adrian SITARU
Roumanie 2016 1h39
Avec Tudor Aaron Istodor, Mehdi Nebbou, Nicolas Wanczychi, Diana Spatarescu, Adrian Tetieni..
Toronto Sélection 2016 – Les Arcs mention spéciale Meilleur Acteur
Mercredi 18h15
Vendredi 18h15
Samedi 18h15
Dimanche 18h30
Lundi 14h00
Mardi 21h00

Radu travaille comme stagiaire au sein de l’Agence France Presse à Bucarest. Ambitieux, il rêve de devenir journaliste, grand reporter. En attendant il arrondit ses fins de mois comme fixeur : il arrange les coups, il sert de traducteur, de guide et d’entremetteur local aux journalistes étrangers. Lorsque deux prostituées mineures sont rapatriées de France, il contacte l’équipe d’une célèbre émission d’investigation de la télévision française, et promet de lui obtenir le témoignage exclusif de l’une d’entre elles, maintenant sous protection d’un foyer religieux…
Le réalisateur Adrian Sitaru, membre actif de la fameuse nouvelle vague roumaine, n’est pas un inconnu : il a été remarqué en France l’année dernière avec Illégitime, un drame familial d’une maîtrise impressionnante. Il traite cette fois du dilemme entre obstination journalistique et éthique. Petit à petit, il révèle les limites d’une manipulation bien intentionnée : la scène où le héros et les deux journalistes tentent de convaincre une religieuse de les laisser interviewer la jeune prostituée déploie une remarquable dialectique, où tout le monde a ses raisons. Plus tard, c’est un choc quand la caméra révèle, enfin, le visage de cette gamine de quatorze ans qui hésite à se laisser filmer. Poussé par son perfectionnisme professionnel, Radu n’est-il pas en train d’abuser, à son tour, d’une enfant ayant perdu son innocence ? Est-il un proxénète de l’information ?
En filigrane, au fil de cette investigation qui en dit long sur la Roumanie et la vieille amitié franco-roumaine, se dessine un sujet plus universel : toutes les coercitions, y compris les plus banales, exercées par les adultes sur les enfants. Car, en tant que beau-père, Radu exige que le jeune fils de sa compagne soit le « meilleur », sans comprendre l’impact psychologique de cette pression… Le film impressionne aussi par son mélange singulier entre une interprétation spontanée, naturelle (subtil Tudor Aaron Istodor) et une mise en scène millimétrée. (Télérama)

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