« BASQUIAT, un adolescent à New York » Sam. 23/03, Dim. 24/03, Lund. 25/03, Mar. 26/03

De Sara DRIVER – documentaire USA 2018 1h18- avec Alexis Adler, Al Diaz, Fab 5 Freddy, Lee Quiñones, Luc Sante, Jim Jarmush…

On ne présente plus Jean-Michel Basquiat, artiste génial et véritable étoile filante qui a marqué de son empreinte le monde de l’Art du xxe siècle de manière indélébile. Ce documentaire revient sur ses débuts à New-York. Il mêle remarquablement la vie culturelle et artistique du New York underground entre 78 et 81, avec celle du jeune artiste qui fait ses premières armes. Utilisant des images d’archives inédites, des photos et des entrevues avec les proches de Basquiat à cette époque, le film relate l’éclosion d’un génie avant qu’il ne devienne une star et tombe dans une toxicomanie destructrice.
À dix-huit ans, Basquiat dort dans la rue ou squatte sur un canapé chez des potes. Il vit de trois fois rien et tague, en compagnie de son acolyte Al Diaz, les murs de courtes phrases, tantôt provocatrices, tantôt poétiques, sarcastiques ou ironiques, en signant SAMO© (Same Old Shit, qu’on peut traduire par « Toujours la même merde »). À cette époque, New York est en proie à la violence, les rues ressemblent à des champs de bataille et la haine raciale est omniprésente. Les quartiers sud de Manhattan sont une véritable cour des miracles qui rassemble des artistes de tout âge s’inspirant mutuellement. Ils vivent dans des immeubles en ruine et les rues sont infestées par la drogue, c’est une véritable zone de non-droit. Le soir venu, tout le monde se retrouve dans les clubs et bars emblématiques de l ‘époque : CBGB, Mudd Club, Studio 54… Mais la ville reste dangereuse, la criminalité est endémique, New York est au bord de la faillite.
C’est dans cette jungle urbaine que Basquiat va puiser son inspiration. Artiste engagé politiquement dès le début, il suit également le mouvement hip-hop qui est en train de naître ou le punk rock qui est en pleine ascension. Il joue d’ailleurs dans un groupe de noise rock, Gray, avec Vincent Gallo. Il croise Jim Jarmush, Fab 5 Freddy, Keith Harring, et une tonne d’autres artistes plus ou moins connus. Il est tour à tour peintre, poète, sculpteur ou musicien, c’est un touche-à-tout habité par une énergie créatrice illimitée. Il écrit une pièce de théâtre, joue dans un film, customise des fringues et fabrique des cartes postales pour les vendre, il est infatigable. Après un temps d’errance, il finit par habiter avec Alexis Adler, ce qu’on pourrait appeler sa petite amie régulière. Il utilise alors tous les supports pour s’exprimer, allant même jusqu’à peindre la porte du frigo, la télévision ou les portes de l’appartement. On peut maintenant voir ses fameuses œuvres lors des expositions qui lui sont dédiés… Impensable à l’époque. Bref, ce documentaire nous relate magnifiquement la naissance d’un artiste profondément humaniste, et explore les mouvements qui l’ont inspiré et marqué, tout comme l’influence qu’à pu exercer sur lui cette métropole en plein déliquescence

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