JOURNAL COLLECTIF DES CINÉPHILES CONFINÉS
Vous aimez le cinéma et vous êtes confiné.e ?
Vous avez toute votre place dans notre Journal Collectif !
Le principe est simple : envoyez-nous un petit texte façon « Journal intime » (5-10 lignes environ) pour nous partager le film de votre choix, en commençant par : « Aujourd’hui, je regarde… »
Expliquez-nous : ce qui vous touche, ce qu’il vous évoque, pourquoi vous avez envie de le regarder aujourd’hui. Et avec une photo, c’est encore mieux !
Alors, que vous soyez cinéphile averti ou amateur.trice de bonnes histoires, prenez votre plus belle plume de confiné.e et écrivez-nous à : cinoch11@gmail.com
Réaffirmons la puissance d’un cinéma créateur de liens
et partageons les images qui nous habitent.
Rejoignez-nous : plus nous serons nombreux, plus jolie sera la balade !
Et on commence aujourd’hui avec un n°1 :

N° I  Aujoud’hui je regarde … avec Garance  de Carcassonne All That Jazz
Sous les yeux ensommeillés de mon chat et et sous une couverture : je le connais par cœur, mais j’ai eu envie de regarder All That Jazz. C’est une comédie musicale qui raconte l’histoire d’un homme, chorégraphe de talent, qui se consume dans l’alcool, la cigarette, et son obsession pour les femmes. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est malade. Les corps dansent, chantent, s’étreignent et brûlent ; c’est une ode à l’art, à la liberté et au jusqu’au-boutisme. Dans une scène, le personnage sur son lit d’hôpital se regarde danser et chanter sa propre mort en costume pailleté et sur un rythme entrainant. Mais ça n’est pas triste, pas noir, juste un peu mélancolique et surtout gonflé d’un appétit démesuré pour la vie. « Show must go on » nous dit Bob Fosse : on en ressort avec une folle envie de danser et d’aimer tout ce qu’on a.

N°2  Aujourd’hui je regarde… avec Maïté de Carcassonne (11), .Autant en emporte le vent (Gone with the Wind) de Victor Fleming (1939), J’avais envie de revoir ce film culte car pour moi c’est une des plus belles histoires d’amour. De plus il véhicule des valeurs auxquelles je tiens énormément. Amour, résilience, don de soi, aide de son prochain, et surtout, Famille.
Au point que ma fille s’appelle Mélanie à cause du rôle de Olivia de Haviland.
À voir ou à revoir : c’est un chef-d’œuvre. Tiré aussi d’un roman de Margaret Mitchell.

 

N°3 Aujourd’hui, je regarde avec Nikita de Toulouse (31), Les Trolls, de Mike Mitchell et Walt Dohrn (2016, dès 6 ans).
C’est un dessin animé pour petits et grands, drôle, avec une belle histoire et surtout une très bonne morale qui devrait être appliquée plus souvent !
Un film d’animation très humain avec une pointe d’humour, basé sur les poupées Trolls créées par Thomas Dam.

On parle du Journal collectif des cinéphiles confinés dans la presse

N°4 Aujourd’hui je regarde…avec Louis, de Paris (75), 8 femmes, de François Ozon (2001),  
En ce début de confinement quoi de mieux que de regarder une comédie musicale avec Catherine Deneuve ? Une comédie musicale avec également Danielle Darrieux, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart … !
Équipé d’une petite coupe de Prosecco, reste d’un apéro-Skype qui vient de se terminer, je suis prêt à m’enfermer dans cette grande demeure bourgeoise confinée sous la neige en pleine campagne. Alors que l’on s’y apprête à fêter Noël, les femmes de la famille et leurs domestiques vont devoir résoudre le meurtre du maître de maison que l’on retrouve assassiné. Tiré d’une pièce de théâtre de boulevard, François Ozon en fait avec un casting 5 étoiles, en musique et avec un humour savoureux, un film délicieux qu’on ne se lasse pas de revoir. La comédie et la musique n’empêchent pas à 8 Femmes de parler avant tout des femmes et de leurs conditions sociales des années 50 et d’aujourd’hui …8 femmes qui offrent 8 chansons à fredonner jusqu’à la fin du confinement …

N°5 je regardeavec Danielle, de Carcassonne (11), La Sapienza, d’Eugène Green (2015).
C’est l’histoire d’un architecte quinquagénaire qui reçoit le prix de Rome à un moment où il remet tout son travail en doute et où son couple se délite. Il part en voyage en Italie sur les traces d’un architecte baroque du XVIIe, Borromini qu’il admire. Il demande à son épouse de l’accompagner, elle accepte. J’aime ce film :
Pour la détresse de ce couple usé par le temps et les habitudes et qui parviendra à se regarder autrement au fur et à mesure des rencontres.
Pour les yeux égarés de cet homme de l’art (Fabricio Rongione) dont le travail n’a plus de sens.
Pour le beau visage éperdu et si émouvant de son épouse psychologue (Christelle Prot) qui assiste au naufrage sans savoir comment se situer.
Pour les splendides paysages de la région des lacs italiens magnifiés par la musique de Monteverdi.
Pour l’œuvre si belle de Francesco Borromini obsédé par la recherche de la lumière.
Pour le traitement baroque de cette histoire : déclamation, diction, gestuelle… Un pari gonflé.
Parce que l’Art nous réconcilie avec nous-mêmes et avec la vie. Parce que les rencontres nous aident à tenir debout et à revisiter notre construction du monde.
Est-ce en lien avec ce qui arrive aujourd’hui ? Une fracture dans notre quotidien depuis l’épidémie, qui interroge le regard porté sur la vie et devrait conduire à inventer d’autres manières d’être.

N°6 je regarde… avec Marc, de Suresnes (92), Strange Days, de Kathryn Bigelow (1995), Dans un Los Angeles en proie aux guerres des gangs, un flic déchu et ringard fait du trafic de films interdits en réalité virtuelle, jusqu’à ce qu’un anonyme lui envoie une vidéo de la mort d’une de ses amies en vue à la première personne.
Sur fond de thriller futuriste, la réalisatrice de Point Preak et Zero Dark Thirty nous livre un des films les plus efficaces des années 1990 avec un Ralph Fiennes bien cool.
Original et nocturne, intrigant et bien rythmé avec même un petit twist final, Strange Days est un film qu’on est ravi de ressortir du placard.

N°7 Aujourd’hui, je regarde avec Christine, de Carcassonne (11), L’argent de la vieille, de Luigi Comencini (1972),
Chaque année, une richissime comtesse américaine, accompagnée de son chauffeur, convie un couple de chiffonniers pauvres d’un bidonville romain, à des parties de cartes « le Scopone scientifico », où il se joue de l’argent. Le couple espère bien un jour gagner le pactole.
Enfin ! la chance semble leur sourire, tout le bidonville est en émoi, donne avis ou conseil pour récupérer « l’argent de la vieille », jusqu’au moment où tout dérape….
J’ai retrouvé tous les ingrédients de la comédie à l’italienne dans ce film qui traite avec un humour féroce des conditions sociales, de l’addiction au jeu et du pouvoir de l’argent, le tout porté par des actrices et acteurs époustouflants. Par ces temps de confinement un film à voir ou à revoir pour garder sa bonne humeur.

N°8 Aujourd’hui, je regardeavec Arthur, de Paris (75),  Respiro d’Emanuele Crialese (2002)
Le printemps me nargue, d’un ciel limpide, insolent, fier et enfin lavé de toute souillure aérienne, dont je ne verrai, confiné, qu’une miette ridicule coincée entre deux rangées d’immeubles sans vie.
À corps prisonniers, esprits libérés. Comme celui de Grazia (Valeria Golino, éblouissante dans son meilleur rôle), jeune femme trop belle, trop libre, trop anormale dans une île où l’on ne vit que pour la norme, aussi immuable que le regard des Dieux sur les hommes. À cet enfermement psychique, l’héroïne de cette fable au parfum de mythe trouvera, acculée, une fin radicale, avec l’aide de son fils Pasquale (Francesco Casisa, acteur non professionel, saisissant de vérité dans ce premier rôle).En arrière-plan de ce couple divin, une fresque réaliste et pittoresque, souvent truculente, peuplée d’adolescents pasoliniens aux marges du monde, filmés dans leurs propres rôles et leur propre île. Du Poussin sur fond de Bruegel. Enfin, la récurrence d’un thème musical aquatique, mystérieux et abyssal, rendant parfaitement la sensation d’apnée, tant dans ces plans sous-marins que dans le regard perdu et éperdu de Grazia, suffoquant dans cette vie asphyxiée. Surtout, l’infini de l’horizon marin, fil bleu du film. Retrouver ses nuances d’azur, qu’il est aujourd’hui défendu à mon regard d’embrasser ailleurs que dans un coin de ciel mangé par la ville morte. Respiro. Je respire.

N°9 . Aujourd’hui, je regarde… avec Mathieu, de Paris (75), Fantastic Mr. Fox, de Wes Anderson (2009)
En ces temps troublés, cloîtré chez soi, quoi de mieux que de se voir proposer une adaptation de Roald Dahl offrant de grands espaces aux couleurs chaudes, une finesse dans l’écriture de l’intrigue et des dialogues rarement égalée, et de la stop-motion de qualité ?  Fantastic Mr. Fox raconte l’histoire d’un renard, lassé de mener une existence paisible et sans surprise, qui décide d’emménager avec sa famille à proximité de trois fermes productrices de volailles (sans oublier le cidre!!!). Fort de ses instincts d’animal sauvage, il partira en croisade contre les fermiers et en affrontera les conséquences.
Wes Anderson, au fil de ses films, a su créer sa propre patte. Sa réalisation géométrique et la vivacité dans ses dialogues ont de suite rendu son style reconnaissable. Et j’ai toujours pris plaisir à constater qu’en plus d’être distillée peu à peu dans ses précédents et prochains films, la stop motion est le support parfait pour magnifier sa réalisation. Pas de contraintes techniques sur ce qu’il est possible de montrer ou non, les cadrages et déplacements de caméra sont millimétrés comme jamais et les marionnettes et les décors construits donnent un cachet visuel très personnel au film. Ce long métrage, adoptant avant tout un ton léger, parvient tout de même à susciter des émotions plus profondes que le simple rire, en abordant des thématiques pouvant parler à chacun.
Soutenu par une brochette d’excellent comédiens et d’une bande originale d’Alexandre Desplats qui fleure bon la campagne (doublé d’excellents titres des Rolling Stones, des Beach Boys et bien d’autres), c’est parce que je sors toujours de ce film un grand sourire aux lèvres que je le regarde quasi annuellement, et cette période de confinement ne fera pas exception !

N°10 Aujourd’hui, je regarde… avec Sabine, de Saint-Vit (25), La vie privée de Sherlock Holmes, de Billy Wilder (1970),
En ces temps brutaux, j’avais envie de revoir cette élégante et subtile comédie qu’est la vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder. Il s’agit de suivre une enquête que le Dr Watson n’avait pas révélée à ce jour. Dès la séquence de générique nous voilà en terrain familier : tirés d’une mallette, casquette, pipe, violon, seringue… nous font aussitôt reconnaître le célèbre détective ; puis l’enquête nous mènera des rues embrumées de Londres aux lacs et châteaux hantés d’Ecosse. Tous les codes du genre sont délicieusement présents. Mais Wilder nous amène à flairer d’autres pistes : Holmes est-il si implacablement froid et rationnel ? Sa misogynie est-elle réelle de sorte qu’aucune femme ne saurait l’émouvoir ? Ses relations avec Watson ne paraissent-elles pas ambiguës ? (d’ailleurs la rose rouge que porte négligemment ce dernier à la fête de l’opéra ressemble beaucoup à celle que Jack Lemmon/Daphné tenait entre ses dents dans « Certains l’aiment chaud ») … Rien n’est simple ou convenu avec Wilder, pas même la solution de l’énigme. Si l’on ajoute à tout cela que l’histoire est rythmée, pleine d’humour (la fête à l’opéra irrésistible !) mais aussi émouvante et jouée avec finesse… voilà de quoi de nous évader un moment de notre sort de confinés.

N°11 Aujourd’hui, je regarde …  avec Geneviève de Carcassonne, Jour de Fête de Tati.
Aujourd’hui, j’ai envie de revoir Jour de Fête de Tati.
Dans ma famille c’est le « film culte » : nous le projetons de génération en génération. En 1992, j’ai eu l’immense plaisir de faire découvrir ce chef d’œuvre d’humour à la classe de Ce2 de mon fils (ainsi qu’à leur institutrice).Ce long-métrage m’est d’autant plus cher qu’il me rappelle un peu mes vacances d’enfance dans le village bourguignon de ma grand-mère : j’y ai connu son facteur rural à bicyclette qui finissait aussi sa tournée le sourire aux lèvres et en zigzagant (hihihi !!!). À voir avec toute la famille – des grands-parents aux petits enfants – ! Attendez-vous à ce que vos enfants ou petits-enfants finissent par mimer « HééliiiCOPtère !! » Séance de fou rire garantie !

 

N°12 Aujourd’hui, je regarde… avec Rémi, de Carcassonne (11), Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino (2017) 
C’était l’été 83, en Italie du Nord. La chaleur est accablante, les corps s’échauffent au rythme des caniculaires journées et des nuits transpirantes. Ce ne devait être qu’un été de plus à tuer le temps, ce sera un été unique, brûlant, et de cela, Elio est loin de douter lorsqu’il voit descendre le bel Oliver de la Fiat 126 paternelle, jeune doctorant américain venu s’installer dans la villa familiale le temps de quelques semaines.
L’été de l’irréversible fin de l’enfance et de la perte de l’insouciance. L’été de la pleine et douloureuse expérience de l’adolescence. L’été de l’appréhension du désir, soudain, violent, éprenant, littérale possession de l’esprit et du corps en fusion et effusion, des premiers pas sexuels et du tourbillon des sentiments.
Oui, Call Me by Your Name est une lumineuse poésie du premier amour, dans sa force et son intensité, sa passion et sa violence, aussi déchirante pour le spectateur que s’il en était acteur. Le film se révèle être un bijou de délicatesse et de finesse, au cours duquel, bouleversés, émerveillés, nous sommes transportés par la musicale et nostalgique rythmique du temps qui passe, fuit, mais « ne se rattrape plus » – ainsi le chantait Barbara. Call Me by Your Name/Appelle-moi par ton prénom, Elio/Oliver, Oliver/Elio… Nul besoin d’autres mots pour évoquer le sublime poignant.

N°13 Aujourd’hui, je regarde… avec Béatrice, de Villegailhenc (11), Ghost, de Jerry Zucker (1990)
Aujourd’hui je regarde Ghost, film romantique de Jerry Zucker. Ce film paraît irréel tout en étant lié à une vie normale d’un couple.
Pourtant le mari est mort, la femme est dans une très grande détresse, mais il revient auprès d’elle, en fantôme. Pour moi cela laisse à penser qu’il y a une vie après la mort.
Romantique, mais très fort en ressenti, film que j’aime revoir.

 

N°14 Aujourd’hui, je regarde… avec Alexandre, de Montpellier (34), La ricotta, de Pier Paolo Pasolini (1963)
La ricotta, 35 minutes. L’histoire d’un figurant affamé, qui cherche à se nourrir en parallèle du tournage d’un gros film.
J’avais très envie de fromage frais et de savourer ma place dans la société dans les petits yeux durs (10 minutes de cuisson) et complices d’Orson Welles qui joue lui-même.
Une fable tragique et burlesque qui emprunte avec poésie les chemins qu’on aurait pas dû prendre ! Ironiquement en libre accès sur YouTube.

N°15 Aujourd’hui, je regarde… avec Alain, de Ventenac-Cabardès (11),Tu mérites un amour, de Hafsia Herzi (2019).  
La réalisatrice filme souvent au plus près les sentiments, les atermoiements et les errances des personnages, notamment ceux de l’actrice principale remarquable de présence.
Le scénario en soi n’est pas très original, une histoire d’amour mal partagée et mal vécue….mais ce qui en fait la force c’est la qualité des dialogues et le jeu très réel des protagonistes.
On y trouve beaucoup de tristesse, mais aussi énormément d’humour, avec tout l’érotisme requis pour exprimer la force des sentiments et les impasses des jeux de l’amour et du hasard des rencontres. Le personnage principal se débat pour survivre à sa manière, dans un cercle d’amis libérés, pleins de bons conseils…parfait pour une atmosphère confinée !!!

 

N°16 Aujourd’hui, je regarde… avec Philippe, de Carcassonne (11), Monty Python : Sacré Graal ! (1975) .
Humour décalé et absurde qui me fait toujours hurler de rire jusqu’au générique écrit en pseudo norvégien.
Je me rappelle surtout l’avoir vu au cinéma « le Club » à Montpellier, salle art et essai, qui m’a fait découvrir, lorsque j’étais étudiant, plein de films d’auteur et affirmé mon goût pour le cinéma. Quel plaisir d’être dans une salle, partager rire et larmes avec d’autres gens. Ce soir-là, les rires communicatifs augmentaient le plaisir de voir un film à l’humour potache et délirant. Aujourd’hui, mes rires ne font écho qu’aux murs de mon salon…Vivement le retour dans les salles obscures, se plonger et se perdre dans les images et l’histoire du film projeté.

N°17 Aujourd’hui, je regarde… avec Léo, de Toulouse (31), On l’appelleTrinita (1970). avec Léo, de Toulouse (31).
C’est un film des années 70 d’Enzo Barboni avec Terence Hill et Bud Spencer.
C’est un Western incontournable et surtout « comique ». Ici encore ce duo me fait passer un moment de rire parmi tous leurs autres films que je vous recommande également.

N°18 Aujourd’hui, je regarde… avec Christian, de Rouffiac-d’Aude (11), My Sweet Pepper Land (2013), de Hiner Saleem. 
En temps de confinement, je me revois les films dont j’avais gardé un souvenir attachant. J’ai donc revu My Sweet Pepper Land et j’y ai probablement pris encore plus de plaisir que la première fois.
Un véritable western kurde, filmé à la John Ford avec des textes simples, coupés à la hache et percutants. Monument Valley est remplacé par les montagnes kurdes.
Deux personnages atypiques de la société kurde se retrouvent dans le coin le plus perdu du pays. L’une, institutrice, veut aller dispenser son savoir aux enfants les plus démunis du pays, l’autre parce qu’après 15 ans de lutte contre les soldats de Hussein, veut aller là il se sentira le plus utile en tant que commissaire de police. En clair, la base d’un bon western, l’institutrice et le shérif. Tous les 2 fuient les mariages arrangés et le souhait de mettre en application les nouvelles règles d’un pays qui a accédé à l’autonomie. Et c’est là que le bât blesse. Le caïd qui croyait apporter sa protection à chacun, se fait préciser que la protection est désormais la compétence du commissaire de police et que le choix de l’enseignement et de l’enseignant, le choix de l’Etat, quitte à supporter la féminisation de la profession. De façon prémonitoire, le metteur en scène fait intervenir les pechmergas turques, aussi courageuses dans la lutte pour l’indépendance kurde qu’elles l’ont été dans la lutte conte Daech.
La musique y est apaisante, un mix de musique traditionnelle et de musique made in US. On y découvre le handpan dont l’institutrice est virtuose.
En bref, les chevaux kurdes remplacent les mustangs américains, avec beaucoup plus de nervosité, les AK49 remplacent les colts 45, le bar Sweet PepperLand remplace le saloon où est dispensée une certaine « justice… » Les bons sont bons, les méchants sont méchants et les lâches sont lâches. Mais le film a l’avantage de mettre en valeur la virologie du quotidien dans ces contrées. Le rejet d’une émancipation féminine, la soumission des populations aux règles tribales, la corruption, les contrefaçons médicamenteuses, l’accès à l’éducation, la tradition inflexible, la rumeur…Comme souvent dans tout bon western, cela finit bien et c’est peut être ce dont nous avons besoin dans notre confinement. Ne boudons pas notre plaisir.
P.-S.  En regardant le générique, j’ai vu que Guédiguian avait co-produit le film. Pas étonnant.

 

N°19 Aujourd’hui, je regarde… avec Manon, de Paris (75) Carlito’s Way (L’impasse, 1993), de Brian de Palma. 
Ne vous laissez pas avoir par ses airs de films de gangsters !
Carlito’s way, c’est une histoire d’amour. C’est l’ode à la tempérance d’un vieil homme devenu sage. C’est un soupir de mélancolie devant la violence du monde. C’est une course que l’on sait perdue et que l’on fait quand même.

N°20 Aujourd’hui, je regarde… avec Audrey, de Toulouse (31), Fedora (1978), de Billy Wilder.
Fin d’un week-end de confinement et de soirée. Après un bon repas et un petit verre de vin, mon coloc Willy et moi décidons de voir un film d’un réalisateur que j’affectionne particulièrement, Fedora de Billy Wilder. Film de 1978 adapté d’une nouvelle de Tom Tryon. Dans la douceur des îles grecques, un drame mystérieux se joue. La grande actrice Fedora s’est retirée dans sa magnifique villa entourée par la mer, et ses proches la gardent farouchement et l’empêchent d’avoir tout contact avec l’extérieur. Pourquoi un tel acharnement ? Fedora a-t-elle vraiment sombré dans la folie? Cherche-t-on a lui nuire? Quelle tragédie joue son dernier acte? Ce que l’on croyait voir est peut-être finalement trompeur. C’est un portrait d’actrice, et d’une femme aux deux visages, un jeu de miroirs. C’est aussi une histoire d’amours, l’amour narcissique enragé et rongé par les regrets, l’amour/adoration fait de dévotion et d’admiration et enfin, comme souvent, l’amour impossible qui emporte tout sur son passage. Et puis ce sont bien sûr de belles images, du suspense, des sauts dans le temps et des rebondissements ! Malgré l’heure tardive et la fatigue qui titille, nous nous sommes laissés séduire par cette histoire sombre aux allures de thriller, à la fois charismatique, poétique et tout autant macabre et glaçante.

 

N°21 Aujourd’hui, je regarde…avec Martine, de Pennautier (11), Cliffhanger : Traque au sommet (1993), de Renny Harlin.
Film qui montre l’inconscience d’un homme qui se fâche à mort avec son meilleur ami parce que celui-ci n’a pas pu sauver sa copine de la mort.
J’aime beaucoup Stallone… C’est le premier film que j’ai vu avec mon mari après notre rencontre !

 

N°22 Aujourd’hui, je regarde … avec Jérémy, de Malakoff (92), La femme de mon frère (2019), de Monia Chokri.
Pendant presque deux heures on parcourt le cynisme et la mélancolie avec un rythme d’une incroyable simplicité et légèreté. Sophia est déroutée face à un monde qu’elle ne comprend pas et qu’elle souhaite appréhender avec une multitude de principes philosophiques qui la dépassent peu à peu. Elle perd progressivement la fusion qu’elle partage avec son frère qui s’émulsionne dans l’amour naissant. Tantôt dans la provocation, le nihilisme passif et l’impulsion de vie, elle fait tour à tour face à l’attirance, l’espoir, le mépris, le stoïcisme, le désespoir ou encore la mort. Sophia déteste le monde et le monde déteste Sophia non sans un rictus de compassion. Un coup le quotidien est ridicule, un coup le quotidien la ridiculise. Cependant le temps la mène malgré elle dans un récit initiatique jonché de loopings pour découvrir quel pourrait être le sens de sa propre vie.La réalisatrice n’est jamais condescendante et crée une atmosphère humoristique pour représenter un monde qui ne sait plus comment aller de l’avant face à ses idéaux et son absurdité, autant dans son approche philosophique insatiable que dans ses interactions sociales codifiées qui mènent à l’introspection, au regret et délire de la spontanéité. Finalement, l’entêtement du personnage principal reflète en nous l’éternel malaise du rôle que l’on veut endosser et son contradicteur. Les convictions inébranlables de sa propre jeunesse font face au temps et nous emballent joyeusement vers le compromis que nous essayons désespérément de contenir avec une force frisant l’excès et le ridicule.

N°23 Aujourd’hui, je regarde … avec Mai-Lien, de Carcassonne (11), Les Demoiselles de Rochefort (1967), de Jacques Demy.
J’adore ce film ! La musique de Michel Legrand et la chorégraphie de Norman Maen sont magnifiques ! Cette comédie musicale française, à la « West Side Story » n’a pas pris une ride ! Cette magie des couleurs et les envolées de la musique ne flétriront jamais ! On tombe sous le charme de Catherine Deneuve, de Françoise Dorléac, de Georges Chakiris, de Michel Piccoli, de Françoise Dorléac, de Gene Kelly et de Jacques Perrin ! Tout est vif, vivant et vitaminé dans ce film ! « Nous sommes deux sœurs jumelles nées sous le signe des gémeaux, mi, fa, sol, la , mi, ré, ré, mi, fa, sol, sol, sol, ré, do….. »

 

N°24 Aujourd’hui, je regarde… avec Michel, de Carcassonne (11), … Soleil vert (Soylent Green) (1973), de Richard Fleischer.
Dans une grande ville américaine, New York peut-être, les gens s’entassent les uns sur les autres par manque de logement, et sous une canicule perpétuelle (tiens, tiens).
Mais la vraie bouffe est réservée aux très riches. Les autres mangent un truc bizarre, une sorte de gaufrette protéinée, sans goût et sans saveur, le soylent. Il existe plusieurs types de Soylents : des jaunes, des oranges, et les toutes dernières les vertes.
Mais il se pourrait bien que la matière première de ces Soylents vertes, soit d’origine… humaine. Les émeutes sont réprimées avec une violence qui nous rappelle des épisodes récents.
Si les décors marquent bien les années 70, on ne s’ennuie pas une seconde, et on se dit que déjà en 1973 certains avaient compris qu’il allait y avoir un problème écologique et social.

N°25 Aujourd’hui, je regarde avec Loretxu et Eneko, de Kanbo (64), Snow Therapy (2014), de Ruben Östlund.
Une famille suédoise passe ensemble quelques précieux jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes françaises. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite ne pensant qu’à sauver sa peau…
Les plans séquences audacieux n’ont rien de décoratif, la caméra reste fixe tandis que le chaos bout sous nos yeux. Et pourtant le vrai drame du film n’est pas tant cette catastrophe naturelle que les conséquences auxquelles fait face la famille. Chacun a réagi dans la panique, chacun a dévoilé malgré lui sa vraie nature, voilà ce qui va bouleverser l’équilibre familial.

N°26 Aujourd’hui, je regarde… avec Jean-Michel, de Carcassonne (11), Paris pieds nus (2016), de Fiona Gordon et Dominique Abel.
Entre Keaton et Tati, la découverte d’une ville, d’une vie croquée avec humour, tendresse et poésie par une galerie de personnages lunaires.
Une autre façon de s’évader du quotidien… et bientôt au programme : La traversée de Paris.
Une nouvelle façon de se promener dans des images : Sur internet, le site de l’INA, les archives de la télévision Française en streaming ; proposition gratuite durant trois mois avec INA madelen.

N°27 Aujourd’hui, je regarde… avec Cindy, de La Crau (83), Matrix (1999), de Lana et Lilly Wachowski.
C’est un film que j’ai vu pendant mon adolescence, c’est sûrement le premier qui m’a fait réfléchir sur le monde, le conditionnement, les limites, celles qui sont dans nos têtes et celles qu’on accepte. Dans Matrix tout est possible, alors quand on a 17-18 ans on cherche par dessus tout à être comme tout le monde, à être accepté. Même si aucune case n’est faite pour nous on cherche sa place. C’est peut-être ce que vit Neo : il cherche à comprendre le monde dans lequel il vit et voir plus loin que ce que les apparences suggèrent.  Matrix c’est le dépassement de soi. J’aime revoir ce film pour faire le bilan. Pour moi il y a un message fort derrière la fiction.

N°28 Aujourd’hui, je regarde… avec Dominique, de Leuc (11), Inside me (2019), de Maria Trigo Teixeira.
J’ai vu « Inside me », un court métrage d’animation de Maria Trigo Teixeira visible sur Arte.
Dans la tête et le corps d’une femme qui souhaite avorter. Il dure 6 minutes, c’est une merveille d’invention graphique au service d’une transmission d’expériences…

N°29 Aujourd’hui, je regarde… avec Pierre, de Saint-Vit (25), The Grand Budapest Hotel (2013), de Wes Anderson.
Film du grand Wes Anderson, réalisateur de La Famille Tenenbaum et de L’île aux chiens.
Un écrivain en manque d’inspiration et désabusé, reclus dans un hôtel autrefois célèbre, fait la rencontre de Zero Moustafa, solitaire et mystérieux vieil homme dont le passé et l’existence sont étroitement liés au GRAND BUDAPEST HOTEL. Ce dernier lui conte le récit de ses jeunes années…
Flash-back : Zero, jeune réfugié, travaille comme groom à l’hôtel sous la tutelle de l’illustre Monsieur Gustave H ; gérant distingué mais aux mœurs surprenantes, entretenant des relations auprès de riches femmes d’âge mûr. Lorsqu’il apprend la mort brutale d’une de ses conquêtes, la richissime comtesse Céline Villeneuve Desgoffe und Taxis, Mr Gustave H suivi par Zero se résout à assister aux funérailles.
Débute alors une épopée tumultueuse et grand-guignolesque, mêlant conflits (nette évocation de la montée du nazisme) et exactions pour l’accaparement d’un héritage, évasion méthodique de la prison d’Etat, choux pâtissiers et effluves d’« Air de panache ».
Ce film illustre à merveille la virtuosité du réalisateur australien. En plus de convoquer une myriade d’acteurs célèbres, le film nous plonge dans un monde mélancolique et assez doux-amer. Malgré les épreuves et obstacles les deux protagonistes agissent en héros en contestant la barbarie.

N°30 Aujourd’hui, je regarde… avec Emma, de Paris (75), M le maudit (1931), de Fritz Lang.
Aujourd’hui, je regarde M le maudit de Fritz Lang.
Déjà parce que j’adore ce film, pour son histoire de meurtrier d’enfants qui annonce déjà les films noirs, parce que c’est l’un des premiers grands films parlants en Allemagne, et que l’utilisation du son est impressionnante.
Et ensuite parce qu’instinctivement, en étant enfermée chez moi, avec cette sorte d’angoisse du dehors, j’ai l’instinct que je vais encore trouver une nouvelle lecture à ce film !

 

N°31 Aujourd’hui, je regarde… avec Séréna (10 ans) de Céret (66), Une vie de chat (2010), de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli.
Le chat est ami avec une petite fille Zoé qui ne parle pas, mais il est aussi ami avec un voleur et la nuit ils vont dans les maisons. La maman de Zoé a beaucoup de travail à la police.
Le gangster avec les autres méchants et la nounou veut attraper la petite fille, il réussit et l’emporte sur les toits. Le chat et le gentil voleur vont aller sauver Zoé, le chat saute sur les méchants et aussi il griffe. J’aime bien quand ils courent et sautent sur les toits mais ça fait peur aussi, parce qu’ils peuvent tomber. Et après Zoé retrouve sa maman et elle n’est plus triste, elle va dans dans sa maison avec elle, le gentil voleur et le chat. J’ai un chat aussi qui est malin… je m’amuse un peu avec lui parce que je ne peux pas jouer avec mes copines.

 

N°32 Aujourd’hui, je regarde… avec Florent, de Conques-sur-Orbiel (11), Le ventre de l’architecte (1987), de Peter Greenaway.
Difficile de résumer Le Ventre de l’Architecte. Ce film sorti en 1987 est pourtant une pièce majeure de l’œuvre de Peter Greenaway, réalisateur gallois génial, ambitieux mais également hors-norme. Après le succès international de Meurtre dans un jardin anglais, il met en scène les tourments d’un architecte invité à Rome avec son épouse pour monter une exposition sur l’architecte Étienne-Louis Boullée. Possédé par son travail, Stourley Kracklite souffre de maux de ventre et néglige sa femme…
Comme toujours avec Greenaway, l’ensemble est esthétique, la photographie et les cadrages sont d’une perfection maladive, et la rigueur est omniprésente. À elle seule la scène d’ouverture, qui fait presque office de générique, vaut qu’on voie ce film. Elle met en lumière comme jamais les beautés de Rome, et la musique composée par Wim Mertens sublime les images somptueuses des monuments avec un classicisme, une majestuosité et une élégance rares. Un film qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, mais un magnifique hommage à l’œuvre malheureusement méconnue du visionnaire Étienne-Louis Boullée…

N°33 Aujourd’hui, je regarde… avec Alain, de Carcassonne (11), Les Tontons flingueurs (1963)..
Sur un scénario d’Albert Simonin et des dialogues de Michel Audiard, avec comme acteurs principaux Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefebvre et Francis Blanche.
C’est le seul film que je peux revoir « X » fois. Chaque scène est une scène culte. Je le conseille pour les dialogues de Michel Audiard au sommet de son art dans ce film. A voir et à revoir sans modération !

 

N°34 Aujourd’hui, je regarde… avec Laurent, de Villemoustaussou (11), Barry Lyndon (1975), de Stanley Kubrick.
Je ne me lasse jamais de regarder ce chef d’oeuvre de Stanley Kubrick qui raconte la vie, de son ascension sociale à sa décadence, d’un roturier irlandais opportuniste.
Les scènes sont magnifiques. On dirait une succession de tableaux de maîtres anglais du XVIIIe siècle J’ai gravé dans ma tête une scène en particulier : celle où Barry se trouve dans un carrosse avec la comtesse de Lyndon, devenue sa femme.
Comme pour chaque film de Kubrick, la musique contribue à nous plonger dans l’atmosphère particulière de l’histoire racontée par le réalisateur. Chaque fois que j’entends Sarabande de Haendel, je revois ainsi les scènes de Barry Lyndon.

N°35 Aujourd’hui, je regarde… avec Marie-Laure, de Paris (75), 4 mariages et un enterrement (1994), de Mike Newell.
Les tribulations de Charles, célibataire désenchanté invité aux nombreux mariages de ses amis. Il croise un jour lors d’une cérémonie l’insaisissable Carrie… Produit avant que Hugh Grant ne devienne le délinquant sexuel qui lui valut tous ses rôles de séduisant connard par la suite, ce film est une comédie romantique qui se moque du romantisme, des froufrous, des robes de mariée en forme de meringue. Qui ridiculise tendrement le coup de foudre tout en admettant qu’il existe, qui brosse finalement toutes les différentes façons de s’aimer, que ce soit aux yeux de tous ou en toute discrétion, de façon mutuelle ou non. Des amours à une époque pas si lointaine mais loin des réseaux sociaux, et où (ah nostalgie) les gens n’appliquaient pas les gestes barrières (la scène où Hugh Grant est enfermé dans un placard, n’osant déranger les mariés en train de copuler, indémodable). On s’aime aussi d’amitié dans ce film, et c’est peut-être tout simplement pour cela que j’ai voulu revoir cette histoire menée par une joyeuse bande de copains, étant aujourd’hui éloignée des miens… Tout cela saupoudré d’un humour britannique jamais décevant et qui réchauffe mon petit cœur de confinée.

N° 36 Aujourd’hui, je regarde… avec Catherine, de Villard-de-Lans (38), L’Atalante (1934), de Jean Vigo.
Trop envie d’un voyage sur l’eau. J’embarque sur « l’Atalante », ce tellement beau film de Jean Vigo. Voyage au fil du fleuve qui nous fait partager la vie simple des personnages sur leur péniche : un couple de mariniers, l’ouvrier et le moussaillon, à travers leur labeur, leurs amours, leurs peines, leurs illusions, leurs rêves. Entre scènes du quotidien et visions oniriques, Jean Vigo signe là un film poétique qui me touche par les sentiments, les émotions et l’atmosphère qu’il traduit superbement en images. Un régal !

N°37 Aujourd’hui, je regarde… avec Alaric (8 ans), de l’Eure-et-Loir (28), Le Dernier des Mohicans (1992), de Michael Mann.
J’ai vu hier soir Le Dernier des Mohicans. C’est un film qui parle d’une tribu d’indiens en Amérique qu’on appelle les Mohicans. Ils ne sont plus que 2.
Pendant le film les Anglais se battent contre les Français, et les anglais demandent aux indiens de se battre avec eux.
Il y a les Hurons qui se joignent à la bataille et trahissent les Anglais.
Les Mohicans eux ne veulent pas participer à la guerre, mais les héros vont quand même finir par soutenir le général anglais et surtout ses filles.
C’est un film pour les gens qui aiment les indiens, les combats, les gens cruels, et les histoires d’amour.
J’ai beaucoup aimé ce film, les batailles, les aventures et le héros Nathanaël !

 

N°38 Aujourd’hui, je regarde… avec Alain, de Carcassonne (11), La série Baron noir (2016), créée par Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, réalisée par Ziad Doueiri et Antoine Chevrollier.
Je n’ai jamais regardé de série tv, ben oui… mais, initiative familiale, cadeau, les CD arrivent : 5 épisodes du Baron noir !
Les dessous crapoteux (pas que) de la politique (qui me passionne), condensés jusqu’à l’écœurement… Et ça fonctionne, avec Kad Merad omniprésent (un peu univoque), Niels Arestrup grandiose comme toujours et la voix d’Anna Mouglalis brr… J’attends la suite !

 

N°39 Aujourd’hui, je regarde… avec Cyril, de Toulon (83), RRRrrrr !!! (2003), d’Alain Chabat.
Le film que je ne me lasserai jamais de revoir a été tourné sur les berges du lac du Salagou et dans le Larzac en 2003.
Comique de non-sens et grotesque, contrepèteries, alexandrins ou jeux de mots carambar, on lâche un rire dents serrées ou à gorge déployée en découvrant le monde de l’âge de Pierre anachronique et fantaisiste de l’association des délires des meilleures plumes indépendantes et pas assez reconnues de la comédie française : les Robins de Bois et Alain Chabat. RRRrrrr !!! Voilà comment vous deviez grogner votre ticket à la caissière du cinéma RRRrrrr !!! est le titre du film que j’emporterais certainement avec moi sur une île déserte.

 

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