JOURNAL COLLECTIF DES CINÉPHILES DÉCONFINÉS
En attendant de retrouver le chemin de nos salles, nous avons publié chaque lundi 
les dernières pages reçues pendant le confinement
Nous vous remercions de votre participation active.
Et pour commencer en beauté ce plan de déconfinement cinéphile…

 

N°1 Aujourd’hui, je regarde… avec Éric et Dominique, de Leuc (11), Good Time (2017), de Benny et Josh Safdie.
Plongés dans le Covid 19, il n’y avait pas de place pour le cinéma…
Virus le matin, virus le soir, virus la nuit parfois ! C’était donc les infos, la télé avec des films quelques fois mais c’était pas du cinéma… Jusqu’à hier soir où là, on a décidé d’y revenir…
Plusieurs DVD au choix, encore sous leur enveloppe plastique : les Métamorphoses de Christophe Honoré, Polytechnique de Denis Villeneuve, Les hommes le dimanche de Robert Siodmak, Boys meet girls de Leos Carax et Good Time des frères Safdie.
Finalement les frères Safide l’ont emporté : l’excitation de la nouveauté (pour nous) et le titre (Good time) qui laisse augurer des jours meilleurs…
Franchement on n’a pas été déçus, 1h42 sans une rupture de rythme, le fond et la forme au top, la bande son excellente, l’image aussi et les acteurs on en parle pas…
Après le film on a continué avec l’entretien avec les frères Sadfie et ces deux là sont hallucinants : deux jeunes américains qui font un film vraiment d’aujourd’hui mais qui nous montrent une étonnante connaissance du cinéma d’hier, qu’on ne pouvait imaginer. Buster Keaton, Frederick Wiseman… et ils parlent de Bresson comme une évidence…
On va se précipiter pour voir leurs autres films : Mad love in New York, Lenny Cooke et le dernier qui est sorti sur Netflix (pas cool) : Uncut Gems.
Voilà une bonne surprise pour ceux qui ne connaissent pas les frères Sadfie !

N°2 Aujourd’hui, je regarde… avec Nathalie, de Sète (34), …Quai d’Orsay (2013), de Bertrand Tavernier.
Adaptation réussie de la bande dessinée de Christophe Blain et d’Abel Lanzac, Quai d’Orsay est une comédie politique jubilatoire, tant pour les personnages que les dialogues brillants jusque dans leur non-sens…
Héraclite n’a jamais été aussi drôle… surtout dans cette scène entre Claude Maupas (génial Niels Arestrup) et Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz) sur la crise des anchois en Espagne et Héraclite… qui m’a fait pleurer de rire.

 

 

N°3 Aujourd’hui, je regarde… avec Zineb, de Carcassonne (11), Dialogue avec mon jardinier (2007), de Jean Becker,.
J’adore ces deux acteurs : Darroussin et Auteuil.
C’est un film plein d’humanité. Deux hommes, que la vie a séparés, se retrouvent dans leur village natal. Ce film nous fait découvrir que la vie est parfois dure mais qu’il faut savoir profiter des moments simples et des joies qui se présentent. Il nous fait réfléchir sur les priorités que l’on s’est données parfois au détriment de choses simples que l’on aurait dû saisir pour notre bonheur et celui des autres, de notre entourage.

 

N°4 Aujourd’hui, je regarde avec Jeannine, de La Garde (83), Sissi (1955), de Ernst Marischka.
Sissi est le film, qui après « Les hauts du Hurlevent », me fait toujours rêver à chaque fois que je le regarde.
Je ne m’en lasse pas : j’adore les histoires d’amour. Les décors sont magnifiques, les toilettes des femmes très belles, tout est beau.
J’aimerais si j’ai un jour une arrière petite-fille lui faire découvrir cette magnifique histoire…

 

N°5 Aujourd’hui, je regarde… avec Anne-Marie, Cinema Paradiso (1988), de Giuseppe Tornatore.
Cinema Paradiso : un film qui porte en lui tout ce qui fait que nous l’aimons, des acteurs magnifiques, une musique inoubliable et surtout le partage de moments inoubliables quand, enfants, nous allions au Cinéma !
Des plans d’une beauté pure et sereine, des citrons jaunes sur une terrasse et la mer bleue au fond, un Monsieur aveugle sur un quai de gare poussant un jeune garçon à ouvrir ses ailes et s’envoler !
Un cinéma rempli d’une foule rieuse, vivante, chaleureuse, partageant ces formidables instants, un vieux cinéma en ruine et une foule de personnes en pleurs rendant hommage à celui qui l’avait créé !
Un avion revenant au pays, un adulte pleurant devant une multitude de baisers précieusement gardés par son vieil ami ! La vie, le cinéma !

N°6  Aujourd’hui, je regarde…avec Florian, de Ramonville-Saint-Agne (31) Le nom de la rose (1986), de Jean-Jacques Annaud.
Aujourd’hui je regarde Le Nom de la rose , adapté du roman de l’écrivain Umberto Eco.
Le Nom de la Rose est mon film coup de cœur, chaque année pendant la période Halloween je regarde ce film qui se bonifie comme le vin, un thriller historique époustouflant qui a demandé des années de travail et de recherche (merci au célèbre médiéviste Jacques Le Goff), une ambiance poissarde à couper au couteau, des acteurs parfaits, une musique envoûtante, s’il y a bien un film à avoir près de votre télévision le voici… foncez !

 

N°7 Aujourd’hui, je regarde… avec Christine, de Carcassonne (11) …Le voleur de lumière (2010), d’Aktan Arym Kubat.
Un film Kirghize ce n’est pas tous les jours qu’on peut en découvrir !!
Dans un village perdu des montagnes Kirghizes, Monsieur Lumière (« Svet-ake »), électricien, entretient les lignes, trafique aussi les compteurs pour aider les plus démunis.
Son rêve : construire sur la montagne des éoliennes pour fournir la vallée en électricité. Accusé par la police de détourner l’électricité, il va avoir à faire face aux hommes puissants et à la corruption, qui sont les nouveaux maîtres du pays. Des paysages magnifiques et une fable qui met en lumière ce petit pays d’Asie centrale et son cinéma.

 

 

Un grand merci pour votre participation, vos petits mots, votre soutien !

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